L’intelligence artificielle (I.A) comme outil d’aide à la décision
Sujet d’actualité, prometteur, mais aussi source d’inquiétudes et d’interrogations, l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le milieu de la santé connaît un essor important. En quoi permet-elle un meilleur diagnostic ?
Nous le savons bien, l’intelligence artificielle fait amplement partie de notre quotidien. Pas toujours facile de s’en détourner pour effectuer des actes de la vie courante. Alors dans le domaine de la santé et de façon très concrète, avons-nous des exemples d’application ?
Pascal Derudas, Directeur qualité au Centre Hospitalier d’Ajaccio témoignait de l’expérience ajaccienne. L’intelligence artificielle est utilisée en imagerie conventionnelle comme aide au diagnostic aux urgences. Deux solutions permettent, pour la première, l’analyse des radiographies et la détection des fractures, pour la seconde l’analyse des radiographies pulmonaires. Une seconde lecture est effectuée par un médecin.
Cette procédure assure la sécurité des soins et augmente la performance globale alors même que les établissements connaissent des pénuries importantes de professionnels, renforcées en période estivale, avec un moindre coût.
C’est ainsi que l’établissement, visant une application optimale, s’est engagé depuis 2023 à former les professionnels, consulter le comité éthique, communiquer auprès des instances internes et aboutir à la création d’un collège de garantie humaine.

Evolution de la réglementation :
- 2018 : Avis 129 du comité consultatif national d’éthique.
- Juin 2021 : Publication du rapport de l’OMS sur l’I.A appliquée à la santé avec mention de l’obligation de rendre des comptes.

- Août 2021 : Adoption de la loi bioéthique (article 17 relatif à la garantie humaine).
- 11 mai 2023 : Adoption du règlement européen sur l’I.A (art. 14 et 29 relatifs à la garantie humaine).
Article 14 pour les concepteurs - les solutions d’IA doivent être conçues et développées de façon à pouvoir être supervisées par des humains.
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- Proportionnées au risque associé.
- Personnes en charge avec niveau suffisant de maîtrise de l'I.A.
Article 26 pour les déployeurs - utilisateurs
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- D'appréhender les capacités pertinentes et les limites du système.
- Être conscient de la possibilité de biais d'automatisation.
- Interpréter correctement les résultats.
- Décider, dans certaines situations, de ne pas utiliser le système, ou d'annuler les résultats.
- Pouvoir interrompre le système de manière sécurisée (sauf si l'intervention humaine peut avoir une incidence négative).
- 2025 : Entrée en application du règlement européen sur l’I.A.

Et pour les patients (art 26) :
Droit à l’explication des décisions individuelles lors de résultats ayant des effets juridiques ou significatifs : rôle du système d’I.A dans la procédure décisionnelle, principaux paramètres de décision, données d’entrée concernées (sauf exceptions prévues par le droit de l’Union) doivent être claires et pertinentes.
Droit à l’information lors d’utilisation de solutions d’I.A à haut risque.
Obligations de transparence (art 50) : Information sur ces contenus au plus tard au moment de la première interaction ou exposition
Le collège de garantie humaine comme détaillé ci-dessus fait notamment référence à l’éthique en santé, parce que le soin est par définition éthique comme le rappelle le Dr Daniel Nicolas, intervenant en tant que membre du comité éthique PACA Corse. Avoir accès aux soins est parfois très difficile, des services ferment, nous faisons face à une pénurie de radiologues, urgentistes, alors même si l’utilisation de l’I.A n’est plus contestée aujourd’hui, elle doit impérativement rester un outil et être supervisée par la présence humaine.
Face à ce constat, l’IA sera-t-elle réservée exclusivement aux grands centres ? Et qu’en sera-t-il de son accès aux personnes les plus défavorisées ?
Cela suscite encore de nombreuses questions :
L’I.A a un niveau d’intelligence bien supérieur et a tendance à prendre des décisions. On peut s’interroger alors sur l’alimentation de l’I.A et les biais qu’elle comporte, ainsi que son niveau de fiabilité. Jusqu’à quel point doit-on faire confiance ?
La supervision humaine est capitale, essentielle et elle mérite par ailleurs d’être accompagnée par des actions de formation ; formation des professionnels de santé à l’utilisation de l’I.A. Et ce d’autant que la question de la responsabilité interroge.
Bien sûr, l’information des usagers est primordiale et elle doit être transmise dans la plus grande transparence. Ce point précis mérite toute notre attention et notre vigilance, car il est le garant de la sécurité des soins.

Journée régionale de la santé, le 20 septembre 2024 !
Nous avons le plaisir de vous inviter à la Journée Régionale de la Santé de France Assos Santé CORSE, qui se tiendra vendredi 20 septembre 2024 à Corte, Osteria di l’Orta.
L’organisation de cette journée coïncide avec la semaine sur la sécurité des patients (du 16 au 20 septembre 2024), qui est une opération de sensibilisation. Elle promeut depuis 2011 un objectif fort : favoriser le dialogue entre les soignants et les soignés pour renforcer la sécurité des soins.
A compter de cette année, le ministère a fixé la semaine de la sécurité des patients en fonction de la date de la journée mondiale organisée par l’OMS, qui a lieu chaque année le 17 septembre.
Cette année, le thème choisi par l’OMS est « améliorer le diagnostic pour la sécurité des patients », soulignant l’importance cruciale d’un diagnostic correct et rapide pour assurer la sécurité des patients et améliorer les résultats en matière de santé.
Entre autres thématiques abordées au cours de cette journée : l’utilisation de l’intelligence artificielle, des données numériques, mais aussi présentation des dispositifs de déclaration des événements indésirables ; des contraintes imposées par notre territoire. Téléchargez le programme détaillé, juste ici !
Une journée riche en échanges, rencontres, témoignages…
CLIQUEZ ICI POUR VOUS INSCRIRE !
Rapport d'activité 2023
Nous avons le plaisir de vous présenter le rapport d’activité pour l’année 2023, rapport validé lors de l’assemblée régionale qui s’est tenue à Bastia le 31 mai dernier.
Vous y retrouverez donc toutes les actions menées par la délégation Corse, réparties selon les principales missions de France Assos Santé :
- Information ;
- Formation ;
- Plaidoyer ;
- Animation du réseau ;
- Représentation des usagers.
Pour consulter notre rapport d'activité 2023, cliquez ici.
De nouveaux locaux à l'UDAF (Union Départementale des Associations Familiales) de Haute-Corse
Une belle aventure humaine au service des familles
L’UDAF est une institution semi-publique, présente dans chaque département de France.
En 1945, face à une situation critique, le gouvernement provisoire de la République doit prendre des mesures pour inciter les familles à prospérer. Pour organiser le dialogue entre les pouvoirs publics et les représentants des familles, les unions départementales des associations familiales sont créées le 3 mars 1945, par ordonnance du Conseil national de la résistance, sur décision du gouvernement provisoire du général de Gaulle.
L’UDAF 2B a été créée le 27 juin 1976, année de la bi-départementalisation, par Mme Felicia MARTELLI, qui nous a quittés le 3 mars 2022. A sa création, l’UDAF de Haute-Corse était installée à Ile-Rousse, puis a été transférée à Bastia au sein de l’ancien hôpital de Toga, et enfin cours Pierangeli, dans les bâtiments de l’ancienne compagnie des eaux.
Les besoins croissants et le développement des services ont amené le conseil d’administration et la direction, en associant l’ensemble des personnels, à penser un projet de nouveaux locaux, d’une surface de 1000 m2, tout en restant à Bastia.
Ceci afin que les équipes puissent travailler à leurs missions dans un environnement de qualité, plus fonctionnel et opérationnel pour les familles.

Nous rappellerons pour mémoire :
Les UDAF-URAF( Union Régionale) sont rattachées à l’UNAF qui est l’instance nationale.
L’UDAF de Haute-Corse est présidée par Dominique Gambini, membre de l’association A RINASCITA DI CORTI et Président de France Assos Santé de Corse, dont L’UDAF de Haute-Corse est membre.
La direction est assurée par Michel Stroppiana, directeur général ; Aurélie Moeglen en est directrice adjointe et l’équipe compte 22 agents.
Il ne faut pas oublier nos prédécesseurs : la Présidente Felicia MARTELLI, qui pendant plusieurs années a géré d’une main de maître cette institution qu’est l’UDAF ; Mme Georgette SIMEONI qui lui a succédé et qui a su faire grandir l’UDAF.
En ce qui concerne la Haute-Corse :
Les membres de l’UDAF sont des représentants officiels des familles, les porte-parole de 8486 familles du département, experts de leurs réalités de vie, animateurs associatifs, et au service des personnes vulnérables.
Elle regroupe 42 associations familiales et porte 9 services :
- Protection juridique des majeurs protégés.
- Lire et faire lire
- Point conseil budget
- Information et soutien aux tuteurs familiaux
- Médiation familiale
- Mesure d’aide à la gestion du budget familial
- Microcrédit personnel garanti
- Accompagnement vers et dans le logement
- Parrainage du GME « se construire ensemble »
Aujourd’hui, ce nouveau bâtiment aux services des familles est la résultante d’une gestion sans faille.
Les services de l’État, la CDC, la municipalité de BASTIA, la CAF, la CPAM et tous les partenaires de l’UDAF ont su, chacun à leur niveau, accompagner cette belle réalisation.
Chapeau bas à Michel ORSONI, Mireille MARANINCHI, Joëlle VERDONI.
Une pensée à Antoinette Franchini.
La réussite appartient à tout le monde, c'est au travail d'équipe qu'en revient le mérite. (Franck Richard)

Assemblée régionale de France Assos Santé à Bastia, le 31 mai 2024
France Assos Santé a réuni son assemblée régionale le 31 mai dernier à Bastia. L’occasion pour les différents représentants d’association de se retrouver, de faire connaissance aussi puisque la délégation accueillait de nouveaux membres ; d’échanger sur les projets portés par chacun et bien sûr sur les projets communs.
Un temps important était consacré à la présentation du rapport d’activité 2023 de la délégation, construit autour des principales missions de FAS, à savoir :
- Animer le réseau
- Informer
- Représenter les usagers
- Former
De l’avis de tous, le principal enjeu de la délégation reste concentré autour de la connaissance du dispositif de représentation des usagers auprès du public ; il convient donc de poursuivre le travail engagé afin que les RU soient connus, mais aussi identifiés.
Toutefois, tous les représentants associatifs s’accordent sur le fait qu’il est de plus en plus difficile de recruter des bénévoles ; l’engagement associatif est fragile et c’est aussi pour cela qu’il est difficile de s’engager en représentation des usagers.
Un point d’étape du plan stratégique 2023-2026 a également été présenté.
Enfin, France Assos Santé mettant à disposition du public une ligne d’écoute « Santé Info Droits », des données de l’activité 2023 ont été présentées, essentiellement axées sur le nombre de sollicitations, mais aussi les principales thématiques abordées.
Divers sujets ont également intéressé l’assemblée, notamment la proposition de loi sur la fin de vie, les transferts sur le continent et leur prise en charge financière, la pénurie de médicaments.
Le rapport d’activité de la délégation sera très prochainement disponible sur le site corse.france-assos-sante.org
La silhouette des Représentants des Usagers (RU)
La silhouette des représentants des usagers (RU) représente deux RU disponibles pour accueillir et aider les usagers de l’établissement de santé, défendre leurs droits en santé. Elle est idéalement installée à l’accueil pour être visible de tous. Les personnages invitent les usagers à venir les rencontrer avec les deux bulles de dialogue situées au-dessus de leurs têtes : « Bonjour ».
La mention écrite précise que les deux RU sont les porte-parole des usagers et qu’ils peuvent les accompagner en cas de difficultés.
Cette silhouette, initialement fabriquée dans une matière PVC rigide, puis aujourd’hui adhésive, s’inscrit dans la continuité des actions engagées par la délégation et conformément au plan stratégique de FAS Corse 2023/2026, visant à développer la visibilité des RU, mieux faire connaître le rôle de ces bénévoles associatifs et savoir comment les contacter.
L’objectif est bien d’attirer l’attention des usagers, et tenter de pallier au manque d’informations visibles sur les représentants des usagers. Une signalétique obligatoire dans les établissements mentionne ces informations ( nom et coordonnées des représentants des usagers ) mais cela reste très insuffisant et peu explicite.
France Assos Santé Corse invite tous les RU à s’emparer de ce nouvel outil et tous les établissements de santé à l’installer.
Les silhouettes RU, ça sert à quoi ?
- Signaler la présence des RU au sein de son établissement de santé
- Informer les usagers sur leur rôle (flyer RU)
- Indiquer aux usagers comment les contacter au sein de l’établissement
- Gagner en visibilité auprès des usagers
- Faire la promotion des droits en santé
En tant que RU, comment se saisir des silhouettes RU ?
- Se rapprocher de la délégation France Assos Santé pour s’inscrire sur la liste de diffusion des silhouettes
- En parler au sein de la CDU et/ou à la direction de l’établissement pour obtenir leur adhésion
- Se coordonner avec les autres RU du même établissement pour organiser une action de communication autour de la silhouette
- Définir une date de livraison avec la délégation FAS Corse et la direction, avec à minima la présence du ou de la représentant(e) de l’établissement ainsi que les RU
En tant qu’établissement de santé, comment obtenir une silhouette ?
- Se rapprocher des RU de l’établissement qui feront le lien avec France Assos Santé Corse
France Assos Santé, qui sommes-nous ?
Suite à la refonte de la plaquette institutionnelle de France Assos Santé, et en lien avec le plan stratégique 2023 – 2026, nous avons le plaisir de vous présenter l’équivalent en vidéo.
Le Groupe d'Entraide Mutuelle (G.E.M) "U Scontru"
Un Groupe d’Entraide Mutuelle (G.E.M.) est une structure associative de prévention et de compensation, accueillant des personnes adultes ayant une problématique de santé similaire mais variable, occasionnant des situations de fragilité ou de vulnérabilité. Il existe 3 types de G.E.M., pour les troubles psychiques, les troubles du spectre autistique et les troubles liés aux lésions cérébrales.
Le G.E.M. "U Scontru" a été créé en fin d’année 2013, grâce aux financements de l’Agence Régionale de Santé de Corse, concernant les troubles liés aux lésions cérébrales et ainsi s'adresser aux personnes cérébro-lésées. Il accueille ainsi des adultes ayant eu une Lésion Cérébrale Acquise (L.C.A.) (après la naissance), notamment suite à :
- Un traumatisme crânien (accident de la route, chute, violences, etc.)
- Un AVC (Accident Vasculaire Cérébral)
- Une tumeur cérébrale
Ces lésions cérébrales peuvent générer des atteintes neurologiques et/ou cognitives, dont des troubles de la concentration ou de la mémoire. Les L.C.A. peuvent engendrer également des troubles physiques, moteurs ou encore sensoriels. "U Scontru" n’est pas une structure médicalisée, mais les personnes accueillies sont orientées autant par les professionnels de santé, que les services sociaux ou encore les associations, etc. Il est possible également que les personnes elles-mêmes nous contactent. Toutes adhèrent annuellement (12€/an) auprès de notre association.
Le G.E.M. est un outil d’insertion, de lutte contre l’isolement et de prévention contre l’exclusion. Ceci en proposant notamment différentes activités (ateliers créatifs, sorties culturelles, repas partagés ou jardin collectif, etc.), permettant des échanges et des moments de partage. Il est un lieu de rencontre qui favorise la création d'un lien social. Les activités menées sont encadrées par une équipe d’animateurs et toutes sont proposées pour et par les adhérents. Ces derniers, pour certains, sont d'ailleurs membres du bureau de l'association.
Les animations sont variées et à l'image des souhaits, des possibilités ou de l'intérêt des adhérents. Il peut donc y avoir des activités telles que des sorties culturelles ou de loisirs (visite musée ou cinéma), des balades ou marches, des ateliers jeux ou créatifs, l'entretien d'un jardin collectif ou milieu d'autres jardiniers, des repas partagés, des papotages où naissent souvent des projets individuels portant tout le collectif.
Et notamment, la création d'un projet "Pause AVC" permettant notamment la pair-aidance ; la création d'une émission radio mensuelle abordant des thèmes choisis par les adhérents, ou encore, le projet communication, permettant l'embellissement d'un de nos véhicules de transports et ainsi une meilleure visibilité.
Les adhérents, au-delà d'être de réels ambassadeurs, sont également porteurs de messages et garants de la pair-aidance ainsi que des exemples d'auto-détermination. En témoigne également le projet de notre Président, de se former pour devenir "Patient expert" et ainsi, ouvrir des portes supplémentaires pour favoriser l'accompagnement des personnes cérébro-lésées.
En pratique,"U Scontru" dispose d’un siège social sur Ajaccio et d’une antenne sur Bastia, où se déroulent ces activités, également en partenariat avec d'autres associations ou structures situées non loin du G.E.M. et ses points de rencontre sur toute la Corse.
En 2024, le G.E.M. se développe et devient itinérant sur la Haute-Corse et ouvre également une antenne sur l’extrême Sud. Des permanences mensuelles sont mises en place dans toutes les micros régions de la Haute-Corse (Moriani, Corte, Ghisonaccia, Calvi et Ile Rousse) ainsi qu'au sein du Centre de Rééducation et de Réadaptation Fonctionnelle de l'Hôpital de Bastia.
Tout d'abord afin de communiquer, mais aussi pour recevoir des personnes intéressées par nos actions. Par la suite, nous élargirons l'offre d'animation de l'antenne de Bastia, à toute la Haute-Corse en proposant des activités hebdomadaires en Costa Verde, Balagne, dans le Fiumorbu, le Cortenais, etc.
En extrême Sud, nous agrandissons également notre champ d'action en proposant des permanences sur Porto-Vecchio, sur les communes avoisinantes ainsi qu'au sein de l'hôpital de Sartène et l'hôpital de Bonifacio. Des animations sur Porto-Vecchio et les alentours suivront également très prochainement.
Pour découvrir le planning de juillet, cliquez ici !

Agenda : événement à venir
Le 20 septembre à Corte : Journée des représentants des usagers
Un rendez-vous annuel destiné aux membres bénévoles d'associations et représentants des usagers. Plusieurs thématiques seront abordées et différents intervenants seront présents.
Programme à venir.
Le 11 octobre à Ajaccio : Comité régional
La formation
Intéressé(e) par une formation ? Cliquez sur la date !
Le 27 septembre à Bastia : Participez à un projet des usagers
En tant que représentant(e ) des usagers en commission des usagers, je peux proposer un projet des usagers. C’est une démarche collective de la commission, et je souhaite jouer un rôle central pour que le projet permette une meilleure prise en compte des usagers et des besoins.
Les 21 & 22 novembre à Ajaccio : RU en AVANT !
J’ai été récemment nommé représentant des usagers dans les instances de démocratie en santé, à l’hôpital ou sur le territoire. Je cherche à améliorer la vie des usagers, à faire respecter leurs droits. J’ai besoin de repères sur le système de santé et de conseils pratiques pour exercer le mandat que mon association m’a confié.
Pas d’alcool sur le chemin de l’école ! 5 associations portent plainte contre la RATP
France Assos Santé a diffusé un communiqué de presse intitulé : « Pas d’alcool sur le chemin de l’école ! 5 associations portent plainte contre la RATP ». Face à l’abondance de publicités pour l’alcool dans le métro francilien, notamment dans des stations proches d’établissements scolaires, France Assos Santé, la Ligue contre le cancer, l’Unaf, la FNAS et l’association Entraid’addict ont décidé de porter plainte contre la RATP. Entre la provocation à consommer et la prévention, nous choisissons la protection des mineurs !
Que penseraient les Français si des buvettes, proposant bière, rhum, vodka, étaient installées aux abords des écoles ? Nous n’en sommes pas là. Mais pas loin. En 4×4 m, l’alcool, sous toutes ses formes, ruisselle sur les murs du métro parisien. Impossible d’échapper au matraquage publicitaire qui, en toute situation et dans toutes les stations de la RATP, invite insidieusement l’ensemble des usagers des transports publics à trinquer, banalisant du même coup l’usage des boissons alcoolisées, présenté comme convivial et festif.
Et pas d’espace sanctuarisé : la proximité d’un établissement scolaire, parfois situé à quelques mètres des stations incriminées, ne change rien à l’affaire. Facteur aggravant : le seul message de prévention signalé, « L’alcool est dangereux pour la santé », situé en bas de l’affiche, en petits caractères, est bien souvent masqué par les sièges du métro, et neutralisé par l’ajout de la mention non-réglementaire « À consommer avec modération ». Or, les enfants, adolescents et jeunes adultes, comme tous les autres passagers, notamment les femmes enceintes, stationnent devant ces affiches et absorbent involontairement ces messages.
Il est temps de mettre fin à cette absurdité en matière de santé publique : France Assos Santé et ses partenaires associatifs, la Ligue contre le cancer, l’Union nationale des associations familiales (Unaf), la Fédération nationale des amis de la santé (FNAS) et l’association Entraid’addict, ne veulent plus voir couler à flots l’alcool sur le chemin des écoliers, collégiens et lycéens. De quoi s’étrangler alors même que le gouvernement s’est engagé à mettre au premier plan la prévention, concept indissociable d’une santé durablement bonne.
Ensemble, nous déposons donc plainte à l’encontre de la RATP pour « provocation directe à la consommation d’alcool à l’encontre des mineurs », un délit sanctionné par la loi, au mépris, entre autres :
- Des études nationales et internationales qui attestent du lien manifeste entre l’exposition des publics jeunes à la publicité pour l’alcool dans l’espace public et leur entrée dans la consommation ;
- Des 41 000 morts par an, faisant de l’alcool la deuxième cause de décès prématurés par cancers, maladies cardiovasculaires ou digestives. Sans oublier le coût socioéconomique pour la collectivité.1
L’alcool, ce n’est pas la fête ! C’est un danger avéré et, selon l’enquête Toluna-Harris de décembre 2023 pour France Assos Santé, les Français se déclarent majoritairement favorables à des mesures visant à encadrer davantage la consommation de ce produit : 89 % d’entre eux se prononcent en faveur de l’interdiction de la publicité pour l’alcool à proximité d’établissements scolaires et 77 % en faveur tout simplement de son interdiction dans l’espace public.
Qu’attend ce grand réseau public de transports urbains qu’est la RATP pour offrir un environnement sûr et protecteur aux mineurs qui l’empruntent matin et soir pour se rendre en classe ?
Un an après une lettre ouverte à son PDG, l’ancien Premier ministre Jean Castex, restée sans suite, France Assos Santé, la Ligue contre le cancer, l’Unaf, la FNAS et l’association Entraid’addict persistent et signent, en engageant une nouvelle action en justice contre la régie autonome des transports parisiens pour protéger les plus jeunes, en Ile-de-France, mais également partout où la promotion de l’alcool s’affiche comme coulant de source.
Chiffres, rapports, témoignages, paroles d’experts, etc., cette plainte s’accompagne d’un dossier complet sur les vérités de l’alcool. À consulter sans modération : Dossier de presse










