Portrait d'une équipe de Représentants des Usagers

Les portraits qui vont vous être proposés en suivant prouvent, indépendamment de leurs parcours personnels, tout l’intérêt et la force du collectif lorsque l’on est désigné représentant des usagers dans un établissement sanitaire.

Trois Représentants des Usagers qui apprécient de se retrouver pour mener à bien leur mission ; une qualiticienne, une référente relation avec les usagers qui collaborent. Un équilibre qui n’est pas toujours aisé, mais qui se construit !

 

La parole de Francis, fraîchement désigné représentant des usagers au Centre Hospitalier de Castelluccio

Quand, il m’a été demandé de vous présenter mon parcours dans le domaine de la vie associative, je l’avoue, une gêne s’est installée en moi sans crier garde.

Pourquoi ? Parce que je n’aime pas faire état de ma situation surement par pudeur, mais également dès lors qu’on énumère les multiples responsabilités qui m’ont été confiées pendant ces différentes périodes, tout cela de prime abord pourrait se comparer d’une manière futile à une classification élogieuse voire présomptueuse. Alors, permettez-moi de vous proposer un autre regard. Eh oui, le jeunot (âgé aujourd’hui de 75 ans) va tenter de répondre à cette sollicitation en ne perdant pas de vue qu’il ne faut pas vous ennuyer par une lecture redondante. Pendant mon activité professionnelle, rien de très lumineux, j’ai effectué mon métier dans le secteur de la comptabilité dans une grande entreprise à Ajaccio. Un peu comme le poinçonneur des lilas, au quotidien je peux dire : j’ajoutais – je retranchais des sommes à l’infini, et, de temps en temps inversement pour tenter d’y apporter un peu d’harmonie, question de s’évader. Une cadence rythmée par les doutes – les espoirs – une perspective à tenter de vivre d’une manière utile. Donc très vite ce constat m’a conduit à effectuer des démarches bénévoles dans plusieurs organisations humanitaires. Les toutes premières ont trouvé un écho pérenne dans l’univers des solidarités et de la pauvreté, tel : le Secours Catholique – Le Comité Catholique pour la Faim et le Développement – la Coordination de la Lutte contre l’Exclusion, aujourd’hui encore la Fraternité du Partage ; et, en poursuivant cette recherche dans le domaine de la Santé par : un bref passage à la Croix Rouge Française (secouriste), animateur de la commission santé-solidarité de la CCAS de Corse (Comité d’entreprise d’EDF-GDF), la Fédération Française pour le Don de Sang Bénévole. C’est donc sur ce dernier mouvement que je vais modestement m’attarder, non pas qu’il soit plus important que les autres, mais tout simplement parce qu’il occupe encore (depuis plus de maintenant 50 ans) une présence permanente dans ma réflexion intime. Autrement dit, c’est la joie de participer à l’écriture de l’histoire de cette Fédération dans les différents niveaux de sa pyramide, qu’ils soient : local – Départemental – Régional – National, mais aussi International. Voilà en conclusion ce que je peux succinctement détailler sur cette présentation, non pas pour me décharger rapidement, mais parce que je considère, et cela est mon credo à savoir : on ne s’engage pas dans une structure associative pour valoriser une carte de visite. C’est par des échanges constructifs, respectueux du vécu de chaque personne, animé par un esprit fédérateur qu’on peut apporter sa contribution à l’équilibre d’une société authentique sans oublier la plus humaine. Toutes les autres considérations à mon avis relèvent d’une sémantique administrative, qui ne méritent pas qu’on s’y attarde.

 

Le témoignage d’Hélène, 67 ans, désignée représentante des usagers en novembre 2025, juste après son départ à la retraite.

Infirmière puis cadre de santé formatrice pendant quarante-six ans, référente des cours de Psychiatrie, législation et droits des patients, démocratie en santé pour les étudiants infirmiers. J’ai toujours eu à cœur d’insister sur l’importance pour le personnel infirmier et aide-soignant de défendre les droits des patients et de les faire respecter. J’ai aussi œuvré en tant que membre de l’Association des spondylarthrites et de l’Association de la bibliothèque des malades du Centre Hospitalier Général de la Miséricorde. En tant que R.U, nous avons un rôle d’observateur afin d’identifier les éventuels points d’amélioration. Nous sommes des interlocuteurs auprès des usagers afin de recueillir leurs retours d’expérience et leurs motifs d’insatisfaction ou au contraire de satisfaction. L’existence des R.U n’est pas toujours bien connue des usagers. Nous aurons à cœur de les faire connaître dans cet établissement. Je considère que j’ai beaucoup de chance de travailler avec les deux R.U Francis et Babette qui œuvrent avec moi au Centre Hospitalier de Castelluccio. Nous avons réussi à trouver une « vitesse de croisière » et un mode de fonctionnement bien organisé pour arriver à prendre connaissance des différentes problématiques de l’établissement, à en comprendre le fonctionnement ainsi que les liens avec les différentes instances du territoire. Nous mettons en commun nos capacités et compétences. Nous nous appuyons sur la maîtrise du milieu associatif de Francis, l’exercice du mandat de R.U de Babette depuis plusieurs années et ma connaissance professionnelle du personnel et des rouages du CH de Castelluccio. Nous bénéficions aussi de l’aide précieuse et motivée de la personne en charge des relations avec les usagers Corinne et de la qualiticienne Barbara ainsi que de l’appui du directeur de l’Hôpital.

 

Mais aussi la voix de Babette

D’aussi loin que je me souvienne, le milieu associatif faisait partie de mon paysage. Au fil du temps je n’ai pas quitté cet univers et au contraire m’y suis enracinée. Dans l’exercice de mon métier d’enseignante, je me suis engagée dans des structures d’accompagnement, d’éducation, de soutien, en direction des enfants et des adolescents. Il y a une dizaine d’années, touchée par un cancer et déjà très sensibilisée à cette pathologie, c’est presque instinctivement que je me suis engagée comme bénévole au sein du Comité de la Corse-du-Sud de la Ligue Contre le Cancer. J’ai découvert un monde nouveau pour moi, celui de la santé, de l’accompagnement des malades, du soutien aux familles. C’est dans cette continuité qu’en 2019, j’ai choisi de m’engager en tant que R.U en Établissement de Santé. Je ne suis plus dans l’accompagnement individuel, mais dans une forme d’engagement collectif, structurel avec en ligne de mire l’importance de l’écoute, de la dignité, de l’humanité dans les soins, et le lien entre deux mondes qui peinent parfois à se comprendre, celui des soignants et des soignés. Renommée début novembre 2025, R.U au Centre Hospitalier de Castelluccio, j’y commence mon 3e mandat aux côtés d’Hélène et de Francis. Dès le 20 novembre, Corinne (PCRU) nous invitait pour une première prise de contact, et la volonté de collaboration, de partage nous a paru évidente. Volonté qui s’est très vite concrétisée par notre participation à différentes actions et/ou décisions. Notre mode de fonctionnement s’est mis en place rapidement et de manière naturelle ; nos échanges sont fréquents, alimentés par nos connaissances, nos préférences, mais aussi par les éléments, les éclairages que nous apportent Corinne, en charge de relations avec les usagers (PCRU), et Barbara, responsable Qualité, les professionnels de l’établissement en fonction des problématiques et les membres de la CDU. Nos mandats de R.U au Centre Hospitalier de Castelluccio sont lancés et bien lancés !

 

Qu'en pense Corinne, personne en charge des relations avec les usagers (PCRU) ?

En tant que responsable de la relation avec les usagers au sein d'un établissement de santé spécialisé en psychiatrie et gériatrie, une partie de mon rôle consiste à favoriser un dialogue constructif entre les équipes professionnelles, les usagers de l’établissement et les représentants des usagers, afin de rendre effective la démocratie en santé et la participation des usagers dans l’établissement.

Au nombre de quatre et nouvellement désignés, nous souhaitons qu’ils deviennent des acteurs clés de notre démarche d’amélioration de la qualité de notre offre de soins. Babette, Hélène et Francis démontrent une réelle volonté de participation active, d’ailleurs Francis, appuyé par ses « collègues » n’a pas hésité pour son premier mandat de représentant des usagers à se présenter à l’élection du Président de la commission des usagers et d’être élu.

Depuis peu, lors de chaque commission, un représentant des usagers est désigné co-secrétaire de séance et rédige avec la personne en charge des relations avec les usagers le compte rendu ; Ils sont également intégrés au groupe d’avis des règlements de fonctionnement des unités de soins, et actuellement nous travaillons à la définition du prochain projet des usagers 2026-2030 ; à la préparation de la prochaine visite de certification HAS et à l’élaboration du prochain livret d’accueil de la personne hospitalisée..

Aujourd’hui, notre travail commun, appuyé et renforcé par la coordonnatrice qualité de l’établissement, est enrichi du parcours associatif et de l’expertise de nos représentants des usagers qui apportent une dimension essentielle à notre collaboration.

Ensemble, nous travaillons à créer un environnement bienveillant, transparent et propice à l'expression des besoins des usagers. Cette collaboration fructueuse et l'implication de chacun sont fondamentales pour améliorer la qualité des soins que nous offrons et pour construire un véritable partenariat au service des usagers.

 

L’expression naturelle d’un travail à la fois pragmatique, cohérent et efficace – en somme une force de propositions 

Il faut en convenir les représentants des usagers désignés par l’ARS viennent d’horizons multiples. La notion de partager est une forte volonté qui stimule cette collaboration originale. Le souci de faire vivre la démocratie en santé dans les meilleures dispositions prend à ce propos tout son sens.

La mise en place récente de la C.D.U en ce début de mandature si besoin, témoigne l’exigence d’engager un véritable dialogue entre et avec tous les acteurs concernés.  Un planning des tâches, même s’il peut paraitre exhaustif décline un cheminement approprié. De toute évidence, on peut dire : il est mesuré dans les différents secteurs essentiels qui relèvent pareillement d’une attention particulière. Son expression à ce propos s’articule dans une symbiose avérée, c’est-à-dire : professionnels et R.U se complètent pour structurer un débat non pas « dominant-dominé », mais un réel besoin de définir le tempo ajusté pour atteindre tous ensembles les propositions des améliorations définies. Au demeurant, force est de constater sur ce point que les apports et les expertises de la médiatrice non-médecin ainsi que de la responsable qualité, afin de permettre aux R.U de mieux cerner les subtilités des échanges, sont de réels apports pour une compréhension audible. Cette mise en commun des idées au-delà d’une convention factuelle exprime le désir de collaborer sur des projets avec en ligne de mire revisiter et améliorer si nécessaire le parcours de santé au sein de l’établissement, ainsi que de défendre les droits des personnes malades.

L’originalité de cette approche s’inscrit de toute évidence dans une confiance réciproque. Nous avons besoin, les uns et les autres d’ : entendre – apprécier – développer.

L’unique motif qui anime notre engagement peut se résumer de cette façon : mener des actions en faveur des patients et des usagers de santé. C’est sur ces bases sommairement relatées que les R.U souhaitent poursuivre la mission en toute équité.

 

 


Communiqué de presse : « 100 aliments sains à prix coûtants : 37 associations réclament une loi d’urgence au Premier ministre ».

France Assos Santé a diffusé un communiqué de presse intitulé : « 100 aliments sains à prix coûtants : 37 associations réclament une loi d’urgence au Premier ministre ».

Un Français sur trois ne mange pas à sa faim et n’a pas les moyens de se nourrir sainement : c’est la double peine puisque sa santé en pâtit aussi. Plus de 30 associations de consommateurs, de lutte contre la précarité, de malades, de professionnels de santé, de défense de la santé, environnementale interpellent aujourd’hui le Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour lui demander une loi d’urgence. Pour les 37 associations, il faut rendre accessibles à prix coûtant 100 aliments bons pour la santé, tout simplement, sur les milliers référencés par les supermarchés.

 

100 aliments sains à prix coûtants : 37 associations réclament une loi d’urgence au Premier ministre - France Assos Santé


Baromètre 2025 des droits en santé

Une édition contrastée. C’est ce qui ressort de la lecture du baromètre 2025 des droits des personnes malades que France Assos Santé publie ce 31 mars : d’un côté, des Français toujours mieux informés en matière de santé, de l’autre, une connaissance des droits qui stagne, voire recule pour certains d’entre eux. Les grandes lignes de l’enquête réalisée en partenariat avec BVA Xsight passées au peigne fin.

 

Un niveau d’information jamais atteint

Pour la première fois depuis 2022, le sentiment d’être informé dépasse les 70 % pour chacun des 8 items déclinés (expérience avec le système de santé, coût des soins, traitements en lien avec son état de santé, etc.). Les modalités d’accès au dossier médical n’ont plus de secret pour 76 % des Français, taux le plus haut jamais atteint à ce jour – il était de 72 % l’an passé. Autre bond qui témoigne de la progressive acculturation des Français dans ce domaine, celui qui concerne les outils numériques, avec un score de 72 %, et même de 79 % chez les 18-24 ans. C’est 18 points de plus qu’en 2022.

Un bel essor donc, même s’il reste encore des marges de progression. D’autant que cette dynamique ne se retrouve pas forcément dans tous les compartiments de l’enquête.

 

Des droits inégalement connus

C’est notamment le cas avec les droits des personnes malades. S’ils restent connus par une majorité des Français, ils obtiennent une moyenne de 8,3 sur 13, en très léger repli par rapport à 2024 qui affichait un score de 8,9 sur 13, le nombre de droits soumis chaque année aux personnes interrogées. Rien de signifiant au global, mais une tendance tout de même à l’effritement, en particulier pour cinq de ces droits, qui concernent le respect du secret médical, le soulagement de la douleur, un accès égal aux soins sans discrimination, le refus ou l’interruption un traitement et l’engagement d’un recours pour une indemnisation en cas de problème grave lié aux soins, avec pour ce dernier une chute de 10 points en un an – en 2024, les sondés étaient 57 % à en avoir entendu parler, contre 47 % aujourd’hui.

Dans le même temps, certains droits restent encore trop peu connus du public, à l’instar du droit de modification et d’opposition sur l’utilisation de ses données de santé (47 %).

En ce qui concerne la représentation des usagers, même constat : peut mieux faire. Seuls 33 % des Français savent qu’il existe des personnes à même de les représenter, notamment à l’hôpital, et de les soutenir en cas de problème dans leur prise en charge. Chiffre pas assez élevé, mais en légère hausse (+ 5 points) par rapport à 2024.

Point positif : l’application de l’ensemble de ces droits est, cette année encore, jugée satisfaisante par les personnes qui les connaissent et sont concernées. L’occasion de souligner que d’importantes disparités se font jour, selon le profil socio-économique des répondants.

 

La fin de vie passée sous silence

Le sujet de la fin de vie a beau faire débat depuis plus d’un an, certains des droits qui s’y rapportent restent paradoxalement méconnus.

En résumé, 47 % des Français n’ont jamais entendu parler du droit à rédiger des directives anticipées pour sa fin de vie – en retrait de 5 points par rapport à 2024 –, 39 % ignorent le droit à bénéficier de soins palliatifs et, last but not least, 51 % ne connaissent pas le droit à bénéficier d’une sédation profonde et continue jusqu’au décès, inscrit dans la loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016.

Trois scores qui témoignent d’un manque d’information patent sur les droits spécifiques à la fin de vie – même si le baromètre fait état d’un franc décalage entre les plus jeunes, peu informés, et les personnes de 50 ans et plus, les patients en affection de longue durée (ALD) ou encore les ruraux.

 

Accès à un médecin et pénuries de médicaments : rien ne bouge

C’est toujours la lune de miel entre les Français et les professionnels de santé : 90 % des personnes interrogées sont satisfaites de leurs relations avec les soignants et, pour 87 % de ces personnes, des soins reçus, comme en 2024.

Et comme en 2024, la difficulté d’accès à un professionnel de santé reste d’actualité. Pour 37 % des Français, l’obtention d’un rendez-vous s’apparente à une expérience négative, et même très négative pour 13 % d’entre eux.

Autre point noir, lui aussi inchangé : les pénuries de médicaments. Elles concernent 39 % des Français (près de 4 sur 10) et jusqu’à 53 % chez les personnes en ALD. Et dans plus d’un tiers des cas (35 %), exactement comme l’an passé, aucune alternative n’a été proposée. Un chiffre dont la répétition rend plus inadmissible encore la non-application de la loi en matière de pénuries.

En conclusion, il est impératif de continuer à défendre un accès large et équitable tant aux soins qu’à l’information sur les droits des personnes malades. « Soigne tes droits », le nouveau rendez-vous annuel de France Assos Santé, dans lequel s’inscrit la publication de ce baromètre, s’impose plus que jamais, comme espace de sensibilisation du grand public et de visibilité des droits des usagers de la santé.

 

Télécharger les résultats complets sur Baromètre 2025

 

 


L’ONIAM, pour les victimes d’accidents médicaux : un dispositif unique au monde !

Créé par la loi Kouchner de 2002, l’Office national d’Indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) est un fonds de garantie qui permet aux victimes d’événements indésirables graves d’obtenir réparation sans passer par les tribunaux. En plus de vingt ans d’existence, l’organisme a géré plus de 100 000 dossiers. À l’occasion de la campagne « Soigne tes droits », on vous explique son fonctionnement.

 

Pour les patients que nous sommes, la loi Kouchner du 4 mars 2002 est un texte fondateur qui conforte les droits des malades à toutes les étapes de leur prise en charge : information, consentement, accès au dossier… jusqu’à leur réparation pécuniaire, au titre de la solidarité nationale, en cas d’aléas thérapeutiques (accidents médicaux non fautifs).

C’est à cette fin qu’a été inscrite dans la loi la création de l’ONIAM, l’Office national d’Indemnisation des accidents médicaux. Depuis près de 25 ans, cet établissement public au fonctionnement unique en son genre est chargé de régler à l’amiable – et gratuitement – les événements indésirables graves qui peuvent survenir lors d’une intervention, d’un séjour hospitalier ou de la prise d’un médicament, et d’en indemniser les victimes. « L’ONIAM, c’est un pas en avant fabuleux qui a été franchi pour la défense des patients : sa création a permis à tous ceux qui n’ont pas les moyens de prendre un avocat de demander réparation, sans frais à engager », commente Claude Rambaud, présidente de l’association de patients Le LIEN et membre du conseil d’administration de l’ONIAM.

Concrètement, pour réclamer une indemnisation de l’ONIAM dès lors qu’on s’estime (soi-même ou un proche) victime d’un accident médical ou d’une infection nosocomiale (contractée en établissement de santé), il faut d’abord saisir la Commission de conciliation et d’indemnisation (CCI) de sa région. Une fois le dossier constitué et envoyé, une expertise médicale est engagée pour évaluer s’il y a eu faute (du professionnel ou de l’établissement) ou aléa (accident médical non fautif), et lister les préjudices subis (souffrance physique et psychologique, autonomie, besoin d’assistance, frais futurs à engager…). « Cette étape est cruciale et souvent douloureuse pour la victime, qui doit affronter le jour de l’expertise la présence de la partie adverse et son éventuel déni », décrit Marie-Solange Julia, présidente de l’association de soutien aux victimes AVIAM. Bien que leur présence ne soit pas requise, certains plaignants choisissent d’ailleurs de se faire assister par un avocat ou un médecin-conseil pour affronter ce face-à-face.

A partir du rapport d’expertise médicale, la CCI, commission régionale formée de personnalités qualifiées (magistrat, médecins, universitaires, représentants d’association, d’établissements de santé, assureurs…), réunit à nouveau les parties et statue à l’issue de l’audition (plus de 200 commissions se tiennent chaque année en France/2 commissions chaque année en Corse). Elle transmet ensuite un avis détaillé à l’ONIAM pour qu’une offre d’indemnisation soit proposée à la victime. Si l’accident est un aléa, c’est l’ONIAM qui assume la dépense. S’il s’avère qu’il est dû à une erreur médicale, c’est l’assurance du fautif qui doit payer. Dans le cas où elle refuserait de le faire et contesterait sa responsabilité, l’ONIAM peut se substituer à elle pour le règlement de la réparation et la poursuivra ensuite pour se faire rembourser. « Les CCI sont des instances atypiques avec une diversité dans la composition des membres qui garantit l’objectivité des avis rendus, insiste Marc Morel, directeur général de France Assos Santé et membre du conseil d’administration de l’ONIAM. Ces commissions requièrent une bonne connaissance du cadre juridique ».

 

Une notoriété à renforcer

L’ONIAM étant un fonds public, l’argent versé vient de nos impôts. Pour autant, le dispositif n’est pas forcément très connu. « Régulièrement, des personnes contactent l’association Le LIEN pour un accident médical, sans connaitre cette solution amiable, prêtes à recourir d’emblée à un avocat pour aller au tribunal », constate Claude Rambaud. Sa notoriété progresse néanmoins, avec une augmentation tendancielle des demandes (plus de 5 000 en 2025, contre 4 319 en 2015), sans doute favorisée par « internet, les réseaux sociaux et nos efforts pour le faire connaitre », explique Sébastien Leloup, son directeur. En l’espace de 20 ans, l’office a traité plus de 100 000 demandes, et d’après son dernier rapport d’activité, il a versé 186 millions d’euros d’indemnisations en 2024, avec une moyenne de 154 000 euros par victime. Le délai moyen entre la saisine de la CCI et l’avis rendu est de dix mois. « C’est beaucoup moins long qu’un recours au tribunal qui peut durer plusieurs années ! », relève Sébastien Leloup, même si le règlement effectif de la réparation prend ensuite un peu de temps, de l’ordre de six à sept mois, « le temps de réunir devis et justificatifs », précise-t-il.

Quelles sont les plaintes les plus souvent rencontrées ? « On retrouve fréquemment des accidents liés à une opération de la cataracte, une pose de prothèse ou un accouchement… qui sont les actes parmi les plus courants », relève Marie-Solange Julia. Pour qu’un dossier soit jugé recevable, les critères exigés sont cependant stricts : le demandeur doit justifier soit d’un taux d’atteinte à l’Intégrité Physique et Psychique (AIPP/DFP) supérieur à 24 % (à titre indicatif, la perte d’un œil est estimée à 25%), soit d’une incapacité temporaire de travail d’au moins six mois consécutifs (ou six mois non consécutifs sur une période de 12 mois), soit de troubles particulièrement graves dans ses conditions d’existence (TPGCE), économiques ou logistiques notamment.

 

Des critères d’éligibilité (trop ?) stricts

Pour Claude Rambaud, « ces critères sont trop restrictifs, et les seuils, trop élevés, excluent injustement des victimes qui sont marquées à vie par un accident médical ». C’est ce qui est arrivé à Élisabeth, 71 ans, victime d’une infection nosocomiale durant la pose d’une prothèse de genou, en 2021. Très diminuée depuis – « J’ai toujours mes deux jambes, dit-elle, mais je ne tiens plus debout et la marche m’est devenue très difficile. Je me déplace en fauteuil roulant, mes loisirs et mes activités sont devenus très limités » -, elle ne remplit pas pour autant les critères de gravité et a donc été déboutée malgré un réel préjudice dans sa vie quotidienne. De fait, 46 % des demandes déposées en CCI sont refusées. Sébastien Leloup tempère néanmoins ce pourcentage : « 60 % des victimes qui remplissent les critères de gravité obtiennent réparation, ce qui n’est pas si mal. Pour les 40 % qui n’obtiennent pas gain de cause, il s’agit souvent de situations dont le lien de cause à effet n’a pas pu être mis en évidence ».

Quand la victime n’est pas satisfaite de la proposition de l’ONIAM, elle peut se tourner vers les tribunaux pour tenter d’obtenir gain de cause. « C’est rare : 95% des offres amiables sur aléas thérapeutiques sont acceptées », pointe Sébastien Leloup. Le référentiel d’indemnisation des victimes – la grille des sommes allouées en fonction des situations – a été récemment revalorisé – pas assez, pour ses détracteurs : les frais d’assistance à tierce personne ont ainsi été revus à la hausse en juillet 2025, le tarif horaire passant de 13 à 16 euros de l’heure. « Devant les tribunaux judiciaires, les victimes peuvent éventuellement obtenir davantage. Certains plaignants décident d’ailleurs de saisir dès le départ un tribunal plutôt que l’ONIAM, mais il faut savoir qu’un recours juridique implique des frais d’avocats et d’expertise non négligeables. À l’ONIAM, tout est gratuit ! », souligne Sébastien Leloup, qui tient aussi à rassurer les patients. « L’existence d’un dispositif comme l’ONIAM est essentielle pour la démocratie sanitaire, mais qu’on se le dise : 5 000 demandes de réparation amiable chaque année devant les CCI (et 4000 demandes de plus si l’on tient compte de celles portées parallèlement devant les tribunaux), c’est toujours trop bien sûr, observe-t-il, mais c’est très peu comparé aux millions d’interventions médicales qui ont lieu chaque année en France ! Dans la majorité des cas, heureusement, les choses se passent bien. »

 

Replay du Webinaire "Accident médical : se faire indemniser sans faire de procès"

 

https://www.youtube.com/watch?v=i6xir1RYjT0


Renouvellement des Représentants des Usagers en CRSA

Conformément au code de la santé publique, la Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie (CRSA), instance de démocratie en santé, fait l’objet d’un renouvellement de sa mandature en région. Cela s’accompagne de l’ouverture des candidatures, de la sollicitation des autorités et institutions désignantes, et d’un webinaire d’information commun.

Comment faire vivre la démocratie en santé à l’échelle régionale et territoriale ?

Les instances de démocratie en santé contribuent au dialogue entre les acteurs de la santé, de l’autonomie et des territoires.

À l’échelle régionale, la CRSA contribue, par ses avis et ses travaux, à la définition et à la mise en œuvre des politiques régionales de santé. Elle constitue un lieu de concertation, d’expression et de débat, et peut formuler des propositions, rendre des avis publics et organiser des débats publics.

Le renouvellement de cette instance constitue ainsi une étape importante pour assurer la continuité des travaux engagés et installer une nouvelle mandature de 5 ans (2026-2031).

La maquette transmise rappelle que peuvent notamment devenir membres de la CRSA des élus, des usagers ou représentants d’associations d’usagers, des représentants syndicaux ou d’employeurs, des professionnels de santé ainsi que des personnalités qualifiées.

 

Calendrier CRSA

  • Fin de la mandature précédente : 30/09/2026
  • Ouverture des candidatures : 15/04/2026
  • Clôture des candidatures : 15/06/2026
  • Période d’instruction : été 2026
  • Installation de la nouvelle mandature : octobre 2026

 

Comment candidater ?

Pour les associations agréées du système de santé :

Le représentant légal de l’association, avec l’accord du candidat, soumet le formulaire de candidature à l’ARS avant le 15 juin 2026 : ars-corse-secrétariat-crsa@ars.sante.fr

Télécharger le formulaire

 

Un webinaire pour vous accompagner :

Qui s’adresse aux associations membres de France Assos Santé ;

Aux représentants des usagers intéressés.

https://occitanie.france-assos-sante.org/evenement/webinaire-renouvellement-des-mandats-en-crsa-qui-quand-comment-pourquoi/


Réunion de l’UNAFAM CORSE à Bastia

L’Unafam, association reconnue d’utilité publique, accompagne depuis 1963 l'entourage des personnes vivant avec des troubles psychiques sévères, des maladies encore taboues et souvent incomprises du grand public, des handicaps invisibles et mal compensés.

Accueillir, soutenir, former et se battre pour les droits des personnes concernées et de leurs familles sont les missions auxquelles s’attèlent sur tout le territoire nos 1 800 bénévoles formés, avec l’aide de professionnels.

 

Nous luttons au quotidien contre les préjugés et la stigmatisation liés aux maladies et au handicap psychiques et soutenons activement la recherche et l’innovation. Nous portons nos plaidoyers auprès des décideurs publics pour un accès à des pratiques de soins et d’accompagnement de qualité sur tous les territoires. Nous rassemblons plus de 16 000 adhérents et nous proposons un accompagnement par des pairs formés dans 360 points d'accueil, pour briser l’isolement et permettre de retrouver la force d’avancer.

 

À l’attention de tous les adhérents de l’Unafam, de toutes les familles concernées par la maladie d’un proche :

Réunion de l’UNAFAM CORSE à BASTIA

Le 27 mai 2026 de 17h à 19h

Dans les locaux du GEM

36 Bd PAOLI  BASTIA


Journée Mondiale du Donneur de Sang

La Journée Mondiale du Donneur de Sang (JMDS) célèbre les donneurs de sang chaque année le 14 juin.  Elle permet de mettre en place une culture du don de sang bénévole et volontaire.

Cette manifestation annuelle est destinée à remercier les donneurs de sang. Elle souligne le rôle unique qu’ils jouent pour la bonne santé de leur communauté en sauvant des vies.

Elle vise également à faire connaître :

  • La nécessité d’un approvisionnement suffisant en produits sanguins de qualité,
  • Le fait que l’on ne peut répondre à ce besoin que si beaucoup de personnes s’engagent à donner régulièrement et bénévolement partout dans le monde.

Seuls à ce jour 40 pays disposent d’un système transfusionnel basé sur le bénévolat. Lui seul garanti la sécurité et la qualité des produits sanguins. 8 personnes sur 10 n’ont pas accès à la sécurité transfusionnelle. Cette journée a donc également pour but de sensibiliser les populations aux enjeux du don du sang.

C’est pourquoi depuis quelques années, 192 pays ont convenu de célébrer officiellement cette journée mondiale. Pour se faire, plusieurs organisations internationales coordonnent cette manifestation :

  • L’Organisation Mondiale de la Santé,
  • La Fédération Internationale des Organisations de Donneurs de Sang,
  • La Fédération Internationale des Sociétés de la Croix Rouge et du Croissant Rouge,
  • La Société Internationale de la Transfusion Sanguine.

La manifestation du 14 juin, c’est aussi l’occasion de commémorer la date de naissance de Karl Landsteiner, scientifique viennois lauréat du Prix Nobel de médecine, qui a mis en évidence au début du XXème siècle le système des groupes sanguins ABO et de leur compatibilité.

A l’instar des diverses propositions suggérées par la Fédération Française pour le Don de Sang Bénévole et pour y répondre favorablement, l’Union Départementale Fédérée pour le Don de Sang Bénévole de la Corse du Sud en 2026 souhaite activement s’associer à cette démarche altruiste.

Le concept pratique s’identifie si besoin dans le déroulement d’une marche d’endurance pendant la semaine qui précède le 14 juin.

La déclinaison à atteindre trouve son expression visuelle dans le cadre d’une randonnée journalière et sur un accueil dans cinq lieux en Corse du Sud (Bonifacio, Porto-Vecchio, Olmeto, Cozzano, Bastelicaccia), pour une arrivée à Ajaccio le 14 juin.

L’objectif à atteindre dans les différents lieux identifiés sur le parcours, là où il y a l’expression d’une sensibilité favorable au don de sang, consistera à recueillir des promesses de don et de remercier les donneurs de sang en récupérant les lettres du mot MERCI :

le M à Bonifacio,

le E à Porto-Vecchio,

le R à Olmeto,

le C à Cozzano et le

I à Bastelicaccia,

et enfin lors de l’arrivée à Ajaccio avec le mot complet : MERCI.

 

Bon à retenir :

  • Chaque année en France, le don de sang permet de soigner 1 million de malades. En plus, les personnes de tous les groupes sanguins peuvent donner du sang pour sauver des vies.
  • Chaque jour, 10 000 dons sont nécessaires en France, pour subvenir au besoin de sang. Cependant, il n’existe pas de produit pouvant totalement remplacer le sang, le don du sang est donc indispensable.
  • D’insister sur les enjeux pour la santé car les besoins en don de sang sont constants, même pendant les périodes creuses comme l’été, car les maladies et les accidents ne s’arrêtent jamais.

FESTI'RUN 2026

APF France handicap – Territoire Corse a le plaisir de vous inviter à participer à la prochaine édition du Festi’Run, qui se tiendra le dimanche 14 juin 2026 à la plage de l’Arinella pour une matinée sportive, inclusive et conviviale.

Au programme :

  • Parcours de 7 km (course chronométrée ou marche)
  • Événement accessible à tous : à pied, en fauteuil ou en Joëlette
  • Possibilité de participer en équipe Joëlette (places limitées, sur réservation)

Pourquoi participer ?

Les fonds récoltés lors de cette édition permettront de financer des activités adaptées, notamment des randonnées en joëlettes, afin de favoriser l’accès de tous à la nature et aux sentiers.

Un moment de partage :

Tout au long de la matinée, vous pourrez rencontrer nos équipes, bénévoles et partenaires. Des stands dédiés au handicap seront présents de 7h30 à 12h.

Que vous soyez débutant ou confirmé, seul ou en équipe, venez vivre un moment engagé, solidaire et festif avec nous !

Nous recherchons également des bénévoles motivés pour nous aider à faire de cet événement un moment inoubliable et solidaire pour tous !

Inscriptions :

Bastia | Festi’Run – APF France handicap

Contact :

L’équipe APF France handicap – Territoire Corse

Délégation départementale de la Haute-Corse

Résidence San Petru Bât A, route royale, 20600 BASTIA

Tél : 04.95.30.86.01

Site régional : APF France handicap PACA et Corse | PACA et Corse

Site national : Association APF France handicap


Agenda : événement à venir

BASTIA RU EN AVANT ! - Du 09 au 10 juin 2026

J’ai été récemment nommé(e) représentant(e) des usagers (RU) dans les instances de démocratie en santé, à l’hôpital ou sur le territoire. Je cherche à améliorer la vie des usagers, à faire respecter leurs droits. J’ai besoin de repères sur le système de santé et de conseils pratiques pour exercer le mandat que mon association m’a confié. J’aimerais aussi pouvoir échanger avec d’autres RU pour mieux se connaitre et travailler ensemble.

 

Objectifs pédagogiques

  • Comprendre le système de santé et ses enjeux pour agir en faveur des usagers ;
  • Identifier les principales composantes du mandat de représentation dans les différentes instances ;
  • Savoir élaborer et défendre des positions d’usagers dans une approche transversale ;
  • Mobiliser les outils et ressources du RU pour agir collectivement.

 

Ce dont nous parlerons

  • Principes et droits défendus par les RU ;
  • Organisation et enjeux du système de santé ;
  • Instances de la représentation des usagers, focus sur les missions du RU en commission des usagers ;
  • Outils et ressources pour agir en faveur des usagers ;
  • Compétences clés du RU : la connaissance en action ;
  • Ethique en santé et représentation des usagers.

 

DÉFENDRE ET PROMOUVOIR L’ACCÈS AUX SOINS - Le 12 juin à Corte

Je suis représentant(e) des usagers au sein d’un hôpital, d’un groupement, public ou privé, d’une caisse primaire d’assurance maladie, ou acteur associatif sur un territoire. Je souhaite me familiariser avec les notions d’accès, de recours et d’accessibilité aux soins à différents niveaux (social, géographique, financier, etc.), afin d’identifier les actions possibles pour défendre l’intérêt des usagers sur mon territoire. Je veux mieux comprendre comment agir sur l’organisation des soins et le parcours de santé à l’hôpital et en ville, pour en faciliter l’accès.

 

Objectifs pédagogiques

  • Identifier les obstacles à l'accès aux soins et leurs causes, pour les usagers ;
  • Distinguer les notions d'accès, d'accessibilité, de recours pour mieux cibler son action, au niveau individuel et collectif ;
  • Connaitre les programmes et dispositifs déjà mis en place pour favoriser l’accès et le recours aux soins et à la santé à différents niveaux ;
  • Construire des arguments en faveur de l'accès aux soins pour réduire les inégalités sociales et territoriales de santé.

 

Ce dont nous parlerons

  • L’accès et le recours aux soins/à la santé : de quoi parle-t-on ? Représentations et pratiques des usagers ;
  • Ce qui existe sur les territoires pour favoriser l’accès aux soins ;
  • La place du représentant des usagers dans les politiques d'accès aux soins menées sur son territoire ;
  • Les différentes instances où faire valoir le point de vue de l’usager : groupement hospitalier de territoire, conseil territorial de santé, conseil local de santé, CPAM.

 

RU EN CRSA - LE 09 OCTOBRE À CORTE

RU en instance territoriale et de santé publique 

 

RU en Conférence Régionale de santé et de l’autonomie (CRSA) 

Je suis représentant(e) des usagers en CRSA (Conférence régionale de santé et de
l’autonomie). Comment remplir au mieux ma mission pour que les usagers aient leur mot à dire ?
Comment construire nos avis sur les politiques et programmes proposés en région, et veiller à leur
mise en œuvre ? Comment collaborer avec les autres représentant(e)s des usagers en faveur des
usagers…

  • Présentiel ;
  • Durée de la formation : 1 J.

 

Objectifs pédagogiques

  • Mieux comprendre l’organisation, le fonctionnement de la CRSA ;
  • Établir ensemble l’état des lieux du fonctionnement de la CRSA de votre région ;
  • Identifier les actions et les enjeux des sujets traités dans chacune des commissions ;
  • Analyser la place du RU dans les différentes commissions ;
  • Savoir comment contribuer au mieux à l’élaboration et l’évaluation du Programme Régional de Santé (PRS).

 

Ce dont nous parlerons

  • CRSA : rôle et fonctionnement ;
  • Rôle et posture du représentant des usagers dans l’instance et les commissions ;
  • Programme Régional de Santé : comment y être associé, comment contribuer au moment du diagnostic, de la mise en œuvre et de l’évaluation ?
  • La construction d’une position à défendre.