Formation : RU, en avant ! Les 5 et 6 décembre 2024 à Ajaccio
RU, en avant ! 5 et 6 décembre 2024 à Ajaccio.
J’ai été récemment nommé(e) représentant(e) des usagers (RU) dans les instances de démocratie en santé, à l’hôpital ou sur le territoire. Je cherche à améliorer la vie des usagers, à faire respecter leurs droits. J’ai besoin de repères sur le système de santé et de conseils pratiques pour exercer le mandat que mon association m’a confié. J’aimerais aussi pouvoir échanger avec d’autres RU pour mieux se connaitre et travailler ensemble.
- Mixte.
- Durée de la formation : 2 jours et une séance en distanciel (durée 2 h).
Objectifs pédagogiques :
- Comprendre le système de santé et ses enjeux pour agir en faveur des usagers.
- Identifier les principales composantes du mandat de représentation dans les différentes instances.
- Savoir élaborer et défendre des positions d’usagers dans une approche transversale.
- Mobiliser les outils et ressources du RU pour agir collectivement.
Ce dont nous parlerons :
- Principes et droits défendus par les RU.
- Organisation et enjeux du système de santé.
- Instances de la représentation des usagers, focus sur les missions du RU en commission des usagers.
- Outils et ressources pour agir en faveur des usagers.
- Compétences clés du RU : la connaissance en action.
- Ethique en santé et représentation des usagers.
Public cible :
Représentant(e) des usagers siégeant pour un premier mandat dans les instances hospitalières ou de santé publique.
Pré-requis :
Présentiel : aucun.
Distanciel : ordinateur + webcam + connexion internet.
Intervenants :
Formateur expert du réseau France Assos Santé et représentant de la délégation régionale de France Assos Santé.
Inscription sur notre site corse.france-assos-sante.org. Vous pouvez également contacter directement la délégation :
06 24 51 46 91 / corse@france-assos-sante.org

Retour sur la formation "Projets des usagers" le 27 septembre dernier
Retour en arrière : comment réalise-t-on un projet des usagers. La réponse lors de la formation « projet des usagers » le 27 septembre dernier.
Sous l’œil attentif de bénévoles associatifs et de représentants des usagers, Jean, formateur du réseau France Assos Santé, déroulait le contenu de la formation en abordant contexte réglementaire, définition, démarche, méthode, outils, évaluation, mais aussi articulation avec la commission des usagers, les associations, et les usagers bien sûr.
Le projet des usagers peut par exemple exprimer les attentes et propositions des usagers au regard de la politique d’accueil, de la qualité et de la sécurité de la prise en charge ou encore du respect des droits des usagers.
Il doit contenir diverses parties et être construit en respectant des critères de faisabilité, en lien avec différents documents propres à l’établissement et en respectant une dynamique collaborative.
Au total, une journée riche d’enseignements, mais aussi de questionnements et l’intention pour certains participants de mettre en application avec la collaboration et l’aide précieuse des qualiticiens.

Témoignages
"Cette formation m’a apportée des outils précieux et une compréhension approfondie de mon rôle en tant que RU , renforçant mon engagement. Cela me permettra d’oeuvrer avec les autres RU pour une meilleure prise en compte des besoins des usagers."
Maguy
"Des informations sur ce qu'est le projet des usagers, comment il se construit, avec qui, la place des RU. A côté des apports théoriques, les échanges RU/RU et RU/formateur ont été riches et nombreux."
Babeth
"Participer à une formation préparée par France Assos Santé, c’est consentir à s’ouvrir sur un domaine qui nous semble bien souvent lointain pour ne pas dire inconnu. C’est accepter in fine d’approfondir, voir faire évoluer ses modestes connaissances pour permettre à tout un chacun, d’être un témoin sincère, mieux un acteur du système actuel de santé."
Francis
Zoom Asso : Associu Fida Honestum (ASH)
Notre force réside dans le collectif, mais aussi dans les actions que nous menons. Depuis nos débuts en octobre 2022, notre synergie nous permet d'agir beaucoup plus efficacement, et c'est pourquoi nous avons décidé de créer l'ASSOCIU SFIDA HONESTUM (Association Défi Vertueux). Dans tout ce que nous entreprenons, nous avons pour objectif d'accompagner, de conseiller à travers des actions sport santé en direction de tous les publics. Et particulièrement les publics vulnérables, notamment les personnes atteintes de "Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin - MICI". Ce sont plus de 1600 personnes en Corse en 2021 qui ont été prises en charge pour une MICI (Réf. Assurance Maladie ameli.fr). Moi-même touché par cette maladie, nous avons avec mon équipe mis en place un réseau d’acteurs et partenaires pour une prise en charge de qualité. Que ce soit des conseils, des défis, des ateliers, des évènements ou des actions, notre volonté est d'aider ceux qui ont besoin de nous.
Gilles TARNIER (Président ASH)
Nous proposons un programme d’activités avec un réseau d’acteurs sport, santé/bien-être toute l’année ; une conférence et des ateliers en novembre, ainsi qu'une newsletter trimestrielle.
Notre programme d’activités : https://www.a-sfida.org/blank-3
Adhésion annuelle de 50€ pour adhérer à l’association et participer au programme d’activités : https://www.a-sfida.org/bulletin-d-had%C3%A9sion
Photos : https://www.a-sfida.org/blank-1
Aussi : https://www.a-sfida.org/photos-vid%C3%A9os
Site internet : https://www.a-sfida.org
U futuru hè fora di noi, ma a nostra vuluntà hè in noi !

Droits des usagers : nouvel arrêté désignant les personnes qualifiées en Corse
Au terme d'une période de promotion et de communication autour du dispositif de personnes qualifiées, 10 personnes ont été, à ce jour, désignées pour accompagner et défendre les droits des usagers du secteur social et médico-social par arrêté conjoint de la Préfecture de Corse, de l'ARS Corse et de la Collectivité de Corse.
Ces personnes seront accompagnées dans le cadre d’une première session de formation à l’initiative de l’ARS de Corse et en collaboration avec France Assos Santé.
Si vous êtes intéressé par ce dispositif, n’hésitez pas ; contactez l’ARS de Corse !

Témoignages : Quelles contraintes pour notre territoire ?
Témoignage : Anaïs, maman d’un petit Nicolas, aujourd’hui âgé de 9 ans, raconte les difficultés auxquelles elle et sa famille sont confrontées.
Nicolas, quelques mois après sa naissance, est hospitalisé et très rapidement, sa prise en charge nécessite un transfert médical à Marseille ; avec toutes les difficultés que les usagers corses connaissent en pareille situation, Anaïs parviendra à rejoindre son fils quelques heures plus tard puisqu’elle ne peut l’accompagner dans l’avion sanitaire.
Nicolas sera alors diagnostiqué diabétique type 1 et traité à Marseille. En effet, la pénurie de professionnels de la spécialité et en outre pédiatrique impose l’accès à un CHU. À ce jour, le suivi de la pathologie nécessite toujours des déplacements récurrents à Marseille.
La famille ne peut que constater le chemin à parcourir pour que les jeunes insulaires bénéficient de soins et d’un suivi en Corse. Elle regrette que des consultations avancées soient insuffisamment organisées en Corse afin d’éviter des déplacements fatigants et anxiogènes.
Néanmoins, la Présidente de l’association des diabétiques de Corse, Rose Marie Pasqualaggi, tient à préciser que depuis peu, le centre Valicelli, établissement de Soins de Suites et Réadaptation (SSR), spécialisé dans la prise en charge des affections des systèmes digestif, métabolique et endocrinien, propose aux patients équipés de pompes à insuline, d’assurer leur suivi. Bien que les centres initiateurs pour la pose de ce même matériel restent Nice et Marseille, il s’agit malgré tout d’une avancée majeure.
Elle rajoute par ailleurs que 20 000 personnes sont affectées par cette maladie en Corse qui touche de plus en plus de jeunes. Ainsi, L’association des diabétiques de Corse se présente alors comme un véritable relai au service des patients, pour les accompagner, les défendre et les soutenir.
Contact :

Association les Diabétiques de Corse – AFD20
Maison des Associations
1 rue Nicolas Peraldi
20090 AJACCIO
+33(0)6 13 90 78 37
adc2a2b@gmail.com
Les difficultés de parcours que connaissent les patients atteints de diabète reflètent celles de bon nombre d’usagers du système de santé, résidents en Corse.
Autre témoignage, celui d’un professionnel de santé, le Dr Jean-François Berdah, oncologue au centre hospitalier de Castellucio.
Pour rappel, la Corse-du-Sud compte 165 000 habitants (dont 100 000 dans le bassin Ajaccien). La population y est plutôt âgée :
- 25% de plus de 65 ans / 20% sur le territoire national.
- 15% de plus de 75 ans / 11% sur le territoire national.
21 000 personnes sont en Affection Longue Durée et l’on compte 900 nouveaux cas de cancers par an. Le cancer est la première cause de mortalité tous âges et sexes confondus.
Le territoire comporte un seul centre autorisé en oncologie médicale et radiothérapie externe.
Face à ces données en hausse, force est de constater que les actions de dépistage peinent à prendre toute leur place, et ce malgré les nombreuses campagnes de communication.
De surcroît, la pénurie de professionnels médicaux (généralistes – spécialistes) associée à des problématiques de matériel aggrave les difficultés d’accessibilité aux soins. A cela se surajoute la nécessité parfois de partir à Marseille ou Nice du fait des spécificités de prise en charge liées à certains cancers.
Alors quelles perspectives pour améliorer le diagnostic ?
Tout d’abord, le développement de la e-santé pourrait éviter des déplacements inutiles et limiter la recherche d’intervenants. D’autre part, il semble capital de renforcer les filières existantes afin d’intégrer les prises en charge dans des logiques de parcours de soins coordonnés. Ainsi, certaines complémentarités pourraient être créées avec des centres continentaux dans le cadre d’avis, de recherche de résultats biologiques complexes, d’intégration à des essais cliniques précoces. L’après-cancer mérite également une vigilance particulière et bien sûr la nécessité à chaque stade du parcours de la personne malade d’informer, expliquer et rassurer.

Comment l’outil « Mon espace santé » peut-il aider et sécuriser le diagnostic ?
Avec « Mon espace santé », le patient est plus que jamais acteur de sa santé.
Lancé en janvier 2022, ce nouveau service public permet à chacun de stocker et de partager ses données comme ses documents de santé en toute sécurité, pour être mieux soigné. Il permet également de partager en toute sécurité ses données de santé avec les professionnels et les établissements de santé ainsi qu’avec des services numériques en santé, référencés par l’Etat.

« Mon espace santé », c’est 4 fonctionnalités comme détaillées ci-dessus.
Pourquoi ?
Pour que chaque patient puisse avoir un carnet de santé numérique, sécurisé et dématérialisé. Le patient est alors acteur de sa santé.
Pour qui ?
Dès la naissance, tout le monde, quel que soit son régime d’assurance maladie peut bénéficier gratuitement de ce nouveau service : les salariés, les travailleurs indépendants, les étudiants, les agriculteurs, etc.
Il est donc important de l’alimenter que ce soit du côté des professionnels de santé, des patients / usagers afin de renseigner un maximum d’informations tels l’ajout d’une maladie ou d’un traitement, une allergie, une hospitalisation…
Les ambassadeurs « Mon espace santé
Ils représentent une communauté d’ambassadeurs volontaires qui mènent des actions sur tout le territoire afin de mieux faire connaître « Mon espace santé », mais aussi accompagner à son installation et utilisation.
Qui sont ces ambassadeurs ?
Ce sont des personnes bénévoles qui peuvent être issues du milieu associatif, de la médiation numérique, des acteurs publics ou privés, de collectivités, des acteurs de la santé, du social, du médico-social, des étudiants, des retraités ; toute personne souhaitant aider le citoyen à accéder à son espace de santé numérique.

Pour plus d’informations :
contact@corse-e-sante.fr
Sortez de l’effet tunnel : gardez la vision large pour un diagnostic optimal !
PASQUAL est la structure régionale d’appui à la qualité des soins et la sécurité des patients de Paca et Corse. Il s’agit d’une structure indépendante et intégrée du GIP Innovation e-Santé Sud (Groupement Intérêt Public), également membre de la FORAP (Fédération des Organismes Régionaux et territoriaux pour l’Amélioration des Pratiques et organisations en santé) qui regroupe15 SRA.
PASQUAL fait également partie du RREVA (Réseau Régional de Vigilance et d’Appui).
Elle a été créée en décembre 2016 à la suite du décret n°2016-1606 du 25 novembre 2016 relatif à la déclaration des évènements indésirables graves associés à des soins (EIGS), qui rend obligatoire le signalement et l’analyse des EIGS pour tous professionnels.
Représentée par Madame Stella Mikaelian, chargée de mission qualité et sécurité, l’objectif de l’intervention était d’aborder les Evénements Indésirables Graves associés aux Soins à l’aide d’un cas concret.
Plusieurs enseignements :
Il est essentiel de reconnaître que « errare humanum est ». Cela sous-entend une culture positive de l’erreur où la déclaration est encouragée facilitant la mise en œuvre de plans d’action et la révision des pratiques.
D’autre part, il est indispensable de mettre en place des barrières de sécurité et des mesures correctrices.
Les EIGS, comment les déclarer ?
Dès la survenue d’un événement grave, il faut prendre des mesures immédiates :
- Alerter les responsables concernés de la structure.
- Mettre en oeuvre d’éventuelles mesures conservatoires concernant le patient ou d’autres patients.
- Informer le patient et son entourage : L’ANNONCE DU DOMMAGE LIE AUX SOINS. Cela implique d’annoncer et reconnaître le retard de prise en charge en accompagnant la victime et ses proches grâce à un soutien médical attentif, voire psychologique si nécessaire.
- Préparer le rendez-vous de l’annonce (quels sont les faits).
- Réaliser l’annonce.
- Suivre l’annonce.
- Relever les premiers éléments de compréhension de l’évènement.
- PROCÉDER À LA DÉCLARATION DE L’ÉVÉNEMENT en suivant l’organisation prévue par l’établissement. Portail de signalement: ▶https://signalement.social-sante.gouv.
La déclaration est effectuée via un formulaire qui comporte deux volets :
-
- La description factuelle des premiers éléments de l’EIGS, sa gestion et les mesures conservatoires prises.
- L’analyse approfondie de l’évènement, la compréhension des causes et le plan d’actions.
En conclusion, la mise en oeuvre d'une culture de sécurité basée sur l'apprentissage positif de l’erreur est fondamentale. Cela permet non seulement de reconnaître les erreurs lorsqu'elles surviennent, mais aussi de mettre en place des actions correctives pour garantir des soins de qualité et en toute sécurité.
Juste prescription et bon usage des médicaments
Claudine Gard, pharmacien praticien hospitalier – OMEDIT en Corse, accompagnée de Julie Bracchini, interne en pharmacie, abordait l’amélioration des pratiques liées aux produits de santé.
L’OMEDIT est une structure inter-régionale d’appui, d’évaluation et d’expertise scientifique indépendante, placée auprès des agences régionales de santé. Ses missions sont d’accompagner et de mettre en œuvre des démarches de qualité, de sécurité et d’efficience auprès des patients et des professionnels de santé. L’OMEDIT est également en charge de l’animation d’une politique coordonnée de bon usage des produits de santé et participe à la lutte contre la iatrogénie (les effets indésirables provoqués par les médicaments) évitable.
Une priorité de santé publique : préserver l’efficacité des antibiotiques en améliorant le bon usage.
La France se classe au 5ème rang des pays européens les plus consommateurs d’antibiotiques. Il existe un réel mésusage qui favorise l’apparition de bactéries résistantes. De plus, dans un contexte de fortes tensions en approvisionnement, il demeure nécessaire de les utiliser à bon escient.
- Les régions PACA et Corse apparaissent comme les régions nationales les plus consommatrices. En Corse, ce sont 3 substances actives (amoxicilline, amoxicilline- acide clavulanique et azithromycine) qui sont à l'origine de la très forte progression des consommations observée.

L’ANSM , pour souligner l’importance de bien utiliser les antibiotiques, recommande aux patients, parents, professionnels de santé :
- Médicaments indispensables, tout autant que la nécessité d’un usage raisonné.
- La surconsommation ou l’usage inapproprié des antibiotiques sont les causes principales du développement de l’antibiorésistance qui contribue à diminuer l’efficacité des antibiotiques.
- La stratégie nationale de prévention des infections et de l'antibiorésistance prévoit notamment de diminuer de 25 % la consommation d'antibiotiques. Elle s'appuie sur deux piliers : la prévention des infections ; le bon usage des antibiotiques (le bon antibiotique, à la bonne personne, au bon moment).


Une approche
Une seule santé : « ONE HEALTH »

La boîte à coucou
Le caisson pédagogique à ultraviolet est un caisson de formation à la technique de friction, lavage et désinfection des mains, pour des mains très propres !
A l'aide dun témoin phosphorescent contenu dans un produit hydroalcoolique spécialement conçu, l'utilisateur visualise la qualité de la friction.

L’intelligence artificielle (I.A) comme outil d’aide à la décision
Sujet d’actualité, prometteur, mais aussi source d’inquiétudes et d’interrogations, l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le milieu de la santé connaît un essor important. En quoi permet-elle un meilleur diagnostic ?
Nous le savons bien, l’intelligence artificielle fait amplement partie de notre quotidien. Pas toujours facile de s’en détourner pour effectuer des actes de la vie courante. Alors dans le domaine de la santé et de façon très concrète, avons-nous des exemples d’application ?
Pascal Derudas, Directeur qualité au Centre Hospitalier d’Ajaccio témoignait de l’expérience ajaccienne. L’intelligence artificielle est utilisée en imagerie conventionnelle comme aide au diagnostic aux urgences. Deux solutions permettent, pour la première, l’analyse des radiographies et la détection des fractures, pour la seconde l’analyse des radiographies pulmonaires. Une seconde lecture est effectuée par un médecin.
Cette procédure assure la sécurité des soins et augmente la performance globale alors même que les établissements connaissent des pénuries importantes de professionnels, renforcées en période estivale, avec un moindre coût.
C’est ainsi que l’établissement, visant une application optimale, s’est engagé depuis 2023 à former les professionnels, consulter le comité éthique, communiquer auprès des instances internes et aboutir à la création d’un collège de garantie humaine.

Evolution de la réglementation :
- 2018 : Avis 129 du comité consultatif national d’éthique.
- Juin 2021 : Publication du rapport de l’OMS sur l’I.A appliquée à la santé avec mention de l’obligation de rendre des comptes.

- Août 2021 : Adoption de la loi bioéthique (article 17 relatif à la garantie humaine).
- 11 mai 2023 : Adoption du règlement européen sur l’I.A (art. 14 et 29 relatifs à la garantie humaine).
Article 14 pour les concepteurs - les solutions d’IA doivent être conçues et développées de façon à pouvoir être supervisées par des humains.
-
- Proportionnées au risque associé.
- Personnes en charge avec niveau suffisant de maîtrise de l'I.A.
Article 26 pour les déployeurs - utilisateurs
-
- D'appréhender les capacités pertinentes et les limites du système.
- Être conscient de la possibilité de biais d'automatisation.
- Interpréter correctement les résultats.
- Décider, dans certaines situations, de ne pas utiliser le système, ou d'annuler les résultats.
- Pouvoir interrompre le système de manière sécurisée (sauf si l'intervention humaine peut avoir une incidence négative).
- 2025 : Entrée en application du règlement européen sur l’I.A.

Et pour les patients (art 26) :
Droit à l’explication des décisions individuelles lors de résultats ayant des effets juridiques ou significatifs : rôle du système d’I.A dans la procédure décisionnelle, principaux paramètres de décision, données d’entrée concernées (sauf exceptions prévues par le droit de l’Union) doivent être claires et pertinentes.
Droit à l’information lors d’utilisation de solutions d’I.A à haut risque.
Obligations de transparence (art 50) : Information sur ces contenus au plus tard au moment de la première interaction ou exposition
Le collège de garantie humaine comme détaillé ci-dessus fait notamment référence à l’éthique en santé, parce que le soin est par définition éthique comme le rappelle le Dr Daniel Nicolas, intervenant en tant que membre du comité éthique PACA Corse. Avoir accès aux soins est parfois très difficile, des services ferment, nous faisons face à une pénurie de radiologues, urgentistes, alors même si l’utilisation de l’I.A n’est plus contestée aujourd’hui, elle doit impérativement rester un outil et être supervisée par la présence humaine.
Face à ce constat, l’IA sera-t-elle réservée exclusivement aux grands centres ? Et qu’en sera-t-il de son accès aux personnes les plus défavorisées ?
Cela suscite encore de nombreuses questions :
L’I.A a un niveau d’intelligence bien supérieur et a tendance à prendre des décisions. On peut s’interroger alors sur l’alimentation de l’I.A et les biais qu’elle comporte, ainsi que son niveau de fiabilité. Jusqu’à quel point doit-on faire confiance ?
La supervision humaine est capitale, essentielle et elle mérite par ailleurs d’être accompagnée par des actions de formation ; formation des professionnels de santé à l’utilisation de l’I.A. Et ce d’autant que la question de la responsabilité interroge.
Bien sûr, l’information des usagers est primordiale et elle doit être transmise dans la plus grande transparence. Ce point précis mérite toute notre attention et notre vigilance, car il est le garant de la sécurité des soins.

Journée régionale de la santé, le 20 septembre 2024 !
Nous avons le plaisir de vous inviter à la Journée Régionale de la Santé de France Assos Santé CORSE, qui se tiendra vendredi 20 septembre 2024 à Corte, Osteria di l’Orta.
L’organisation de cette journée coïncide avec la semaine sur la sécurité des patients (du 16 au 20 septembre 2024), qui est une opération de sensibilisation. Elle promeut depuis 2011 un objectif fort : favoriser le dialogue entre les soignants et les soignés pour renforcer la sécurité des soins.
A compter de cette année, le ministère a fixé la semaine de la sécurité des patients en fonction de la date de la journée mondiale organisée par l’OMS, qui a lieu chaque année le 17 septembre.
Cette année, le thème choisi par l’OMS est « améliorer le diagnostic pour la sécurité des patients », soulignant l’importance cruciale d’un diagnostic correct et rapide pour assurer la sécurité des patients et améliorer les résultats en matière de santé.
Entre autres thématiques abordées au cours de cette journée : l’utilisation de l’intelligence artificielle, des données numériques, mais aussi présentation des dispositifs de déclaration des événements indésirables ; des contraintes imposées par notre territoire. Téléchargez le programme détaillé, juste ici !
Une journée riche en échanges, rencontres, témoignages…
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