Actualités épidémiologiques au 29 septembre 2021 : où en est-on ?

Au vendredi 28 septembre, voici les informations disponibles concernant la COVID-19 sur le territoire corse.

Chiffres de la vaccination :

  • 245 519 premières doses injectées (soit 71,2% de la population)
  • 236 608 personnes vaccinées en schéma complet (soit 68,6% de la population)

Pour les deux volets, l'écart de chiffres entre la Haute Corse et la Corse du Sud est quasi nul.

Hospitalisation en cours :

  • Au 29 septembre, on comptait 51 personnes hospitalisées pour la covid-19, dont 6 l'étant en réanimation et soins intensifs.
  • A noter que la moyenne d'âge des personnes admises en réanimation et soins intensifs est de 58,7 ans contre 77,7  ans pour les hospitalisations conventionnelles.

Source : ARS Corse


La ligue contre le cancer Corse du Sud propose gratuitement des soins de support !

La ligue contre le cancer Corse du Sud propose gratuitement des soins de support pour les personnes ayant reçu un traitement pour un cancer. Traduit de l’anglais « supportive care », le terme « soins de support » désigne « l’ensemble des soins et soutiens nécessaires aux personnes malades, parallèlement aux traitements spécifiques, lorsqu’il y en a, tout au long des maladies graves ».

Source :AFSOS (Association Française des Soins Oncologiques de Support)


Les portraits du trimestre : Christelle FELIX et Amandine JOLY

Zoom sur les parcours des salariées de la Délégation France Assos Santé Corse :

Christelle FELIX, Coordinatrice Régionale de France Assos Santé Corse :

"Précédemment infirmière au bloc opératoire puis cadre de santé, ayant exercé principalement en Corse, je suis titulaire du concours d’attaché territorial,  ainsi que d’un master en droit de la santé  et de la protection sociale et d’un master en droit de la santé internationale de l’Université de Toulouse Capitole. Coordinatrice de la délégation Corse de France Assos Santé depuis septembre 2020, j’ai à cœur d’œuvrer pour le bien commun,  promouvoir la démocratie en santé et favoriser la parole des usagers."

 

Amandine JOLY, Chargée de missions actions territoriales pour les Outre-mer et la Corse :

"Après plusieurs expériences étudiantes à l'étranger en Droit et en Santé Publique, j'ai eu une première expérience professionnelle dans le monde associatif en Guyane. Par la suite, j'ai travaillé pendant 3 ans dans un cabinet de conseil spécialisé dans le numérique en santé et l'innovation sociale. Depuis juillet 2021, j'occupe le poste de chargée de missions actions territoriales Corse et Outre-Mer au sein de France Assos Santé. Mon rôle est d'être un soutien opérationnel pour les coordinatrices régionales de toutes ces régions. De manière plus concrète, je peux participer à l'élaboration des projets de santé pour les populations, à l'animation du réseau des représentants d’usagers, à la promotion des actions de la Délégation et des associations membres sur le territoire."

 


Retour sur les missions de la Conférence Régionale de la Santé et de l'Autonomie (CRSA)

Créée par la loi Hôpital Patient Santé Territoire (HPST) du 21 juillet 2009, la Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie est un organisme consultatif qui contribue à la définition et à la mise en œuvre de la politique régionale de santé. Du fait de ses missions et de sa composition, il s’agit donc d’une instance de démocratie sanitaire en région.

Les missions :

C’est le lieu privilégié de concertation et d’expression de l’ensemble des acteurs du domaine de la santé.

  • La CRSA peut faire toute proposition à la Directrice Générale de l’ARS sur l’élaboration, la mise en oeuvre, ainsi que la politique de santé du territoire.
  • Elle rend des avis publics : projet régional de santé, rapport annuel relatif au respect du droit des usagers.

Organisation :

La CRSA est composée de huit collèges rassemblant l’ensemble des acteurs concernés par les politiques de santé dans la région :

  • Les collectivités territoriales
  • Les usagers
  • Les associations œuvrant dans les domaines de compétence de l’ARS
  •  La conférence de territoire
  •  Les organisations représentatives des salariés, des employeurs et des professions indépendantes
  • Les professionnels de santé
  • Les organismes gestionnaires des établissements et services de santé et médico-sociaux
  • Les organismes de protection sociale

Elle se rassemble en :

  •  Une assemblée plénière réunissant les huit collèges et les membres consultatifs
  • Une commission permanente qui organise et prépare les travaux de la CRSA. Elle exerce l’ensemble des attributions dévolues à la CRSA Elle compte des vice-présidents et des membres issus des différents collèges.
  • Des commissions spécialisées :
    • Prévention
    • Organisation des soins
    • Prise en charge et accompagnement médico-social
    • Droit des usagers du système de santé

Dans le cadre de son renouvellement, le mandat des membres actuellement désignés prend fin le 30 septembre 2021.Un arrêté de composition actera le renouvellement des membres de la CRSA. Le/la Président(e) ainsi que les Président(e)s des commissions spécialisées seront élus lors d’une assemblée plénière.

Les représentants des associations auront été désignés à l’issue d’un appel à candidatures, dont l’organisation est fixée par la directrice générale de l’agence. L’objectif est de favoriser la diversité et favoriser un égal accès à la fonction de représentant au sein de la CRSA.

Il est précisé que les associations susceptibles de siéger sont celles agréées, soit au niveau national,soit au niveau régional.


Présentation du Groupe Facebook Corsica Spondylarthrite - soutien pour les personnes et leurs entourages concernés par la maladie

En Mars 2021, face à la souffrance témoignée par de nombreuses personnes de son entourage, Marie-Ange CASALTA-HENRY, diététicienne à Ajaccio décide de fonder le groupe Facebook Corsica Spondylarthrite. Via cet espace, sa créatrice, elle aussi souffrante de spondylarthrite depuis 10 ans, a souhaité créer pour toutes les personnes concernées par la maladie un lieu d'échange bienveillant sur le sujet.

Les spondylarthrites correspondent à des rhumatismes inflammatoires et chroniques qui vont surtout toucher la région lombaire et du bassin. Ces maladies des articulations sont responsables de douleurs extrêmement invalidantes et qui ont un impact fort sur tous les aspects de la vie quotidienne pour les personnes qui en sont atteintes mais aussi pour leur entourage (pour en savoir plus : consulter le dossier de l'INSERM à ce sujet).

Malgré un problème de santé publique criant, Marie-Ange CASALTA-HENRY a constaté qu'il n'existe pas d'association de patient sur la spondylarthrite en Corse. Pourtant, les problèmes engendrés par la maladie sont majeurs et vont bien au-delà de l'aspect uniquement sanitaire :

  • Déjà, pour les personnes atteintes de spondylarthrite, les traitements médicamenteux sont très lourds à supporter, il s'agit de thérapeutiques comparables à ceux utilisés pour les chimiothérapies. Pour Marie-Ange, «il faut vraiment intégrer ces médicaments dans notre vie, on est handicapé et il faut observer une surveillance accrue sur tous les risques de pathologies qui pourraient se développer avec la prise de médicaments".
  • Mais en plus d'un quotidien marqué par la douleur et des thérapies difficiles, s'ajoute pour les nouveaux malades un parcours de soins complexe. "Pour démarrer le traitement, on est obligé de partir sur le continent" rapporte Marie-Ange CASALTA-HENRY. Effectivement, à l'instar de nombreuses autres pathologies chroniques, l'absence de CHU en Corse implique de se déplacer sur d'autres villes - souvent Nice ou Marseille - pour démarrer un traitement. Dès lors, à une maladie déjà invalidante, se superposent des difficultés organisationnelles et économiques majeures pour les malades mais aussi pour leurs familles.

Face à cette maladie qui a un impact sur tous les aspects de la vie de l'individu – que ce soit au niveau de la santé, de la vie familiale, économique ou sociale - Marie-Ange a voulu proposer une écoute globale : "J'ai créé ce groupe car beaucoup de personnes souffrent de spondylarthrite et beaucoup se posent des questions. On constate beaucoup de difficultés de diagnostic et de prise en charge de la maladie. Soit on a la forme instantanée qu'on voit tout de suite sur les clichés, soit une forme latente plus difficile à diagnostiquer. L'annonce de la maladie est compliquée, il faut composer avec la fatigue chronique qui s'installe et c'est très compliqué à gérer avec la douleur au quotidien".

Des informations sur les traitements disponibles et les avancées de la recherche en la matière sont communiquées régulièrement. Mais avant tout, le groupe de parole offre une écoute et un accompagnement quotidien. "L'objectif ici n'est pas d'établir des diagnostics mais d'aider les personnes dans leurs démarches psychologiques au quotidien, à être mieux dans leurs corps, à les guider au mieux. Si d’un point de vue psychologique ça ne va pas, on peut les orienter vers une prise en charge psychologique. L'idée c'est de ne pas rester centré que sur la douleur mais de guider l'autre dans une prise en charge qui soit globale. L'objectif c'est de pouvoir aider ces gens-là, montrer qu'on peut arriver à vivre avec et qu'on peut avoir une qualité de vie meilleure".

Aujourd’hui, le groupe Facebook Corsica Spondylarthrite est composé d'une centaine de membres actifs qui échangent quotidiennement. Pour le moment, Marie-Ange ne souhaite pas se positionner sur la création d'une association "peut-être que le projet viendra un peu plus tard, l'objectif c'est d'abord d'étoffer le groupe". Effectivement, les membres du groupe sont principalement localisés à Ajaccio mais Marie-Ange souhaite pouvoir agrandir la communauté avec des personnes localisées sur tout le territoire corse. Une première rencontre physique avait eu lieu en Mai entre les membres du groupe, l'ambition serait notamment de pouvoir répliquer l'évènement dans les prochains mois, avec un groupe élargi si le contexte sanitaire le permet.


Vous souhaitez en savoir plus ?

N'hésitez pas à contacter Marie-Ange CASATA-HENRY à cette adresse mail : marie-ange.casalta@laposte.net ou à consulter la page Facebook de Corsica Spondylarthrite.

 


Retour sur la création de la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé (CPTS de Balagne)

La transition épidémiologique et démographique à l'œuvre dans notre société impose une véritable transformation de notre système de santé. En particulier, la lutte contre les inégalités d'accès aux services de santé, qu'elles soient d'origine géographiques et/ou financières, nécessite d'être renforcer et les professionnels de santé doivent, de leur côté, apprendre à travailler collectivement et de manière décloisonnée, qu'importe qu'ils se situent en ville ou à l'hôpital.

Ce nécessaire bouleversement du colloque singulier médecin-patient a trouvé sa traduction dans la construction de la première Communauté Professionnelle Territoriale de Santé en Corse, dite CPTS de Balagne.

"Les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) regroupent les professionnels d’un même territoire qui souhaitent s’organiser – à leur initiative – autour d’un projet de santé pour répondre à des problématiques communes." (source). Aussi, en Corse, la CPTS de Balagne s'est élaborée sur la base du diagnostic territorial réalisé sur le bassin de vie avec l'appui de la Fédération Corse pour la Coordination et l'Innovation en Santé (FCCIS) et regroupe aujourd'hui 36 communes réunissant les intercommunalités d'Ile Rousse-Balagne et Calvi-Balagne, soit 22 517 habitants.

Ainsi depuis le 6 juillet dernier, la convention de création de la CPTS a été signé par l'ARS et l'Assurance Maladie.

Parmi les missions (les trois premières obligatoires et les deux dernières optionnelles, comme l'exigent les textes) de la CPTS de Balagne, on retiendra :

1/Améliorer l'accès aux soins:

  • Faciliter l'accès à un médecin traitant
    • Repérage et priorisation des patients sans MT
    • Prise en charge des patients sans MT$
  • Améliorer la prise en charge des SNP

2/ Organiser un parcours plu-professionnel autour des patients, notamment les plus fragiles

3/ Développer des actions territoriales de prévention et de dépistage

4/ Développer la qualité et la pertinence des soins

5/ Accompagner les PS et améliorer l'attractivité du territoire


Pour en savoir plus sur les actualités de la CPTS, n'hésitez pas à aller consulter leur compte Twitter.


L'expérience de la certification des établissements de santé : Témoignage de Mme PETIT Elisabeth, représentante d'usager et adhérente du comité Corse du sud de la Ligue contre le cancer

Elisabeth Petit. Adhérente du comité Corse du sud de la Ligue contre le cancer – RU : 

"Je suis bénévole au sein du comité Corse du Sud de la Ligue contre le cancer. Je suis également représentante des usagers depuis environ trois ans dans un établissement public et aussi dans un établissement privé.

Mon rôle de RU est facilité par l’implication et la motivation des personnes chargées des relations avec les usagers et des qualiticiens qui, pour certains, ont à cœur de nous associer aux actions de l’établissement. Peu après ma nomination, j’ai pu visiter l’établissement, rencontrer le personnel et prendre connaissance des projets en cours.

Pour ma part, je dois dire qu’étant novice, j’ai apprécié la collaboration avec mes homologues RU.

La certification étant un enjeu de l’un des établissements dans lequel je suis nommée, les professionnels en charge de ce travail nous ont présenté la nouvelle version V2020, version qui implique et place les usagers au centre du processus.

Nous avons été invités à participer à des formations, en complément de celles proposées par France Assos Santé, afin de préparer la visite des experts visiteurs.

En Commission Des Usagers (CDU), il nous a été remis un questionnaire évaluant des critères et en lien avec le référentiel de la certification. Par ailleurs, une réunion préparatoire a été organisée, apportant des précisions sur certains points spécifiques, le planning de la visite. J’ai ainsi obtenu les réponses à mes interrogations.

Le jour de la visite, nous nous sommes réunis, tous les RU et un expert visiteur (en l’occurrence un directeur d’établissement) pour échanger, débattre. La réunion a duré environ 1H45, et l’expert visiteur nous a laissé libres de nous exprimer. Cela s’est fait de façon très cordiale, simple. Par moments, il guidait la discussion sur les items abordés dans le questionnaire que nous avions pré rempli. Il souhaitait savoir si les questions posées étaient claires.

J’ai beaucoup apprécié qu’à la fin de l’échange, il soumette des pistes de travail.

Un compte rendu de la visite nous a été présenté par l’établissement peu après. Certains dysfonctionnements ont été repérés. Un rapport contradictoire devrait suivre et un compte rendu de la visite nous sera certainement présenté lors de la prochaine CDU.

De façon générale, je dirais que la démarche est constructive et la collaboration s’améliore. Pour un RU, il est impératif d’obtenir les informations, les documents en amont afin de préparer les réunions.

Les informations nous sont communiquées. Peut-être faudrait-il travailler à actualiser et mieux suivre les données, et participer à l’évaluation des actions entreprises.

Je note aussi que la dynamique instaurée par l’équipe et notamment le/la qualiticien(ne) et le /la personne en charge des relations avec les usagers, est essentielle pour nous sentir légitimes et à l’aise face à des experts visiteurs. L’expérience est positive lorsque les interlocuteurs font preuve de pédagogie."


Présentation de l'Association "Les Diabétiques de Corse" (AFD 20)

« Les diabétiques de Corse », une association née de l’engagement de ses deux fondatrices pour la cause du diabète

L'association « Les diabétiques de Corse » (AFD 20) a été fondée le 4 octobre 2012 par Madame Rose-Marie PASQUALAGGI et Madame Nathalie PAOLETTI. Diagnostiquées diabétiques insulino-dépendantes, les deux fondatrices se sont d’abord associées pour créer un espace de parole pour échanger sur toutes les problématiques liées au diabète.

Aux termes d’un travail remarquable de neuf années, Rose-Marie et Nathalie, associées à leurs adhérents et à la Fédération Française des Diabétiques – que l’AFD 20 a rejoint en 2014, ont réussi à asseoir la légitimité de l’association auprès des institutionnels corses, des professionnels de santé mais aussi du grand public.

Aujourd’hui l’association est sollicitée pour toutes les manifestations liées au diabète et son expertise est reconnue par l’ensemble des acteurs du territoire.

Marie-Laure MARQUELET, récemment élue Présidente de l’association en mai 2021, nous a rappelé les raisons d’être de l’association et les principales manifestations à venir.

Informer, Accompagner, Soutenir et Défendre - les raisons d’être de l’association  

Informer – Faire connaître la réalité du diabète en Corse et lutter contre les stéréotypes

Le diabète est une maladie dont le nom regroupe en lui-même plusieurs maladies : le diabète de type 1, maladie auto-immune et le diabète de type 2 qui relève d’un dysfonctionnement du pancréas qu’on peut anticiper, voire résorber avec une bonne hygiène de vie.

« Pour certains, le diabète ne concerne que les personnes âgées ou en surpoids mais à l’association, on a à cœur de lutter contre les clichés et les amalgames » déclare Madame MARQUELET.

Aussi pour participer de la bonne information sur le sujet, l’association met en place et anime deux évènements forts dans l’année :

  • La semaine nationale de la prévention du diabète, organisée d’ordinaire en juin mais reportée à fin septembre 2021 du fait de la crise sanitaire
  • Le salon du diabète dans le cadre de la journée mondiale du diabète le 14 novembre de chaque année

Lors de ces évènements, c’est l’occasion pour les membres de l’association de faire de la prévention et d’informer la population sur les réalités du diabète. Mais le travail va plus loin car, au-delà d’une prévention et d’une information proposées à l’occasion des salons, l’AFD 20 a obtenu en septembre 2020 l’agrément de l’Académie de Corse pour intervenir dans les écoles. « Pour nous, c’est l’opportunité d’éduquer les enfants dès le plus jeune âge : bien manger ce n’est pas qu'un slogan publicitaire et le sport n'est pas qu'une activité de loisir. »

Pour les membres de l’association, c’est aussi l’opportunité de faire le lien entre les parents d’enfants diabétiques et les professeurs et le personnel scolaire pour former aux gestes et au matériel du diabète de type 1. « On vient de plus en plus dans les écoles pour rassurer le corps enseignant. Dans le primaire, il n’y a pas d’infirmerie et on demande beaucoup aux professeurs des écoles. Souvent les parents sont sur-sollicités pour venir doser la pompe de leurs enfants. Pour certains d’entre eux, ils sont obligés de modifier leur rythme de travail ».

Accompagner et mettre en relation – faire du lien entre les familles et diabétiques

Comme le rappelle la Présidente de l’AFD 20, une centaine d’enfants en Corse sont diabétiques de type 1. Les parents sont souvent désœuvrés par rapport à la maladie et l’une des missions de l’AFD 20 est de pouvoir les mettre en relation avec d’autres parents issus du même contexte sociale.

« En Corse, on a une vraie difficulté d’accès aux soins. Quand votre enfant est diagnostiqué diabétique de type 1, il est envoyé sur le continent. C’est un vrai coût organisationnel [la famille doit s'absenter, prévoir l’absence au niveau de l’employeur etc.] mais aussi un coût financier. Même si aujourd’hui on aide pour la prise en charge du billet d'avion, l’hébergement reste à la charge de la famille. ».

Aussi l’association essaie de mettre en œuvre des moyens d’accompagner au mieux les diabétiques et leur entourage à faire face à toutes les difficultés engendrées par la maladie. « On a à cœur de s'adresser à tout le monde, diabétique de type 1, de type 2, prédiabétique, parents, entourage etc. » rappelle Marie-Laure MARQUELET.

Soutenir les diabétiques et leurs familles dans leur quotidien

« Il y a douze mille diabétiques en Corse, mais les gens n’osent pas dire qu’ils sont diabétiques. Certains sont gênés car pour eux, ils renvoient une image de mauvaise hygiène de vie. Ce qui n’est pourtant pas forcément le cas » déclare Marie-Laure MARQUELET. Or, en plus de lutter contre les stéréotypes par son action d’information, l’association déploie un panel d’activités à destination de ses membres pour les soutenir dans leur quotidien.

Ainsi l’AFD 20 organise très régulièrement des ateliers culinaires, des « cafés diabète », des activités physiques ou encore des actions autour des Droits des patients.

Défendre les droits des diabétiques et de leurs familles

Du fait de la persistance des clichés et de la méconnaissance de la maladie, un certain nombre d’interdictions injustifiées entache le quotidien des personnes diabétiques et de leur famille. Que ce soit les difficultés pour obtenir un permis de conduire ou un crédit auprès d’une banque, l’interdiction de certains métiers, l’Association lutte pour défendre et faire valoir les droits des diabétiques au sein de la société.

La recherche, un axe de travail de l’AFD 20

En Corse, le diabète de type 1 a le taux d’incidence le plus élevé de France au niveau régional. Les membres de l’association souhaiteraient comprendre ce constat sur le territoire « On aimerait s'engager sur la question et lancer une enquête. On se doit d'alerter sur ce fait et tenter de comprendre pourquoi il existe de telles disparités régionales. » propose Madame MARQUELET.

Dynamiser l’adhésion, l’un des défis de l’association

L’association souhaiterait pouvoir recruter de nouveaux adhérents et bénévoles dans ses rangs. Pour la Présidente, l’objectif est de pouvoir compter sur plus de mains et de compétences pour mieux mailler le territoire. Le relief montagneux de la Corse rendant les déplacements plus difficiles, une répartition plus homogène des bénévoles sur tout le territoire permettrait de palier à ces difficultés Pour la Présidente, augmenter le nombre d’adhérents et bénévoles au sein de l’association c’est aussi générer plus d’idées et plus de poids auprès de la Fédération Nationale pour faire remonter les revendications de la Corse.

Vous souhaitez en savoir plus ?

N’hésitez pas à contacter l’Association :

  • lesdiabetiquesdecorse.com
  • adc2a2b@gmail.com
  • 06 13 90 78 37

 


Présentation du Pôle Surdité de Corse : assistance des personnes sourdes et ou malentendantes et accessibilité et promotion de la langue des signes française

Le Pôle Surdité de Corse, fondé le 6 juin 2019, agit tant au niveau national en lien avec d'autres associations (la Fédération Nationale des sourds de France) que régional pour l'information, la formation et la défense des personnes en situation de handicap auditif.

Il a vocation à favoriser l'accessibilité du public sourd à tous les domaines de la vie quotidienne. Il agit en développant les services professionnels, sociaux, éducatifs et médicaux.

Une de ses priorités est également de sensibiliser le grand public et les décisionnaires. Pour ce faire, il est important de parler de ce handicap méconnu, des difficultés qu'il engendre au quotidien, cela afin de permettre un meilleur accueil et des interactions avisées.

L’objectif est de contribuer à la lutte contre les exclusions et l'isolement des personnes sourdes/malentendantes.

Il participe aux commissions d'accessibilité et aux différents travaux avec les collectivités locales. Il intègre aussi les instances nationales ou privées si nécessaire.

Le Pôle Surdité réalise des actions de communication auprès des acteurs de la vie sociale et des pouvoirs publics, notamment en apportant une information et une expertise sur les techniques d'aide à l’accessibilité dans les lieux publics tels que les traductions en ligne, ou encore le sous-titrage dans les médias.

Le Pôle Surdité favorise l'intégration des personnes sourdes/malentendantes dans la société, et notamment dans le milieu professionnel en proposant un accompagnement adapté.

Quelques mots de la présidente, Angélique Antonini, étudiante :

« Etant moi-même, enfant, sourde dans une famille entendante, j’ai dû faire face aux difficultés et j’ai dû me battre, afin d’être intégrée dans la société ; afin de jouirdles mêmes droits et mêmes chances. Chaque jour est un combat pour nous, les Sourds. Nous sommes les « oubliés », les exclus de cette société.

Dès qu’un événement a lieu, nous savons très bien que le manque d’interprètes dans la région nous empêchera d’y participer Depuis des années, je me bats, pour nou,s les Sourds et c’est ainsi que m’est venue l’idée de créer cette association."

L'équipe du Pôle Surdité de Crose :

- Vanessa Martin, aide-soignante et trésorière de l'association (actuelle) :

- Maguy Coti, aide-soignante au Centre Hospitalier d'Ajaccio "La Miséricorde", représentante et membre fondateur de l'association.

- Joséphine Casalta, aide médico-psychologique dans un établissement spécialisé et secrétaire de l'association.