L'expérience de la certification des établissements de santé : Témoignage de Mme PETIT Elisabeth, représentante d'usager et adhérente du comité Corse du sud de la Ligue contre le cancer
Elisabeth Petit. Adhérente du comité Corse du sud de la Ligue contre le cancer – RU :
"Je suis bénévole au sein du comité Corse du Sud de la Ligue contre le cancer. Je suis également représentante des usagers depuis environ trois ans dans un établissement public et aussi dans un établissement privé.
Mon rôle de RU est facilité par l’implication et la motivation des personnes chargées des relations avec les usagers et des qualiticiens qui, pour certains, ont à cœur de nous associer aux actions de l’établissement. Peu après ma nomination, j’ai pu visiter l’établissement, rencontrer le personnel et prendre connaissance des projets en cours.
Pour ma part, je dois dire qu’étant novice, j’ai apprécié la collaboration avec mes homologues RU.
La certification étant un enjeu de l’un des établissements dans lequel je suis nommée, les professionnels en charge de ce travail nous ont présenté la nouvelle version V2020, version qui implique et place les usagers au centre du processus.
Nous avons été invités à participer à des formations, en complément de celles proposées par France Assos Santé, afin de préparer la visite des experts visiteurs.
En Commission Des Usagers (CDU), il nous a été remis un questionnaire évaluant des critères et en lien avec le référentiel de la certification. Par ailleurs, une réunion préparatoire a été organisée, apportant des précisions sur certains points spécifiques, le planning de la visite. J’ai ainsi obtenu les réponses à mes interrogations.
Le jour de la visite, nous nous sommes réunis, tous les RU et un expert visiteur (en l’occurrence un directeur d’établissement) pour échanger, débattre. La réunion a duré environ 1H45, et l’expert visiteur nous a laissé libres de nous exprimer. Cela s’est fait de façon très cordiale, simple. Par moments, il guidait la discussion sur les items abordés dans le questionnaire que nous avions pré rempli. Il souhaitait savoir si les questions posées étaient claires.
J’ai beaucoup apprécié qu’à la fin de l’échange, il soumette des pistes de travail.
Un compte rendu de la visite nous a été présenté par l’établissement peu après. Certains dysfonctionnements ont été repérés. Un rapport contradictoire devrait suivre et un compte rendu de la visite nous sera certainement présenté lors de la prochaine CDU.
De façon générale, je dirais que la démarche est constructive et la collaboration s’améliore. Pour un RU, il est impératif d’obtenir les informations, les documents en amont afin de préparer les réunions.
Les informations nous sont communiquées. Peut-être faudrait-il travailler à actualiser et mieux suivre les données, et participer à l’évaluation des actions entreprises.
Je note aussi que la dynamique instaurée par l’équipe et notamment le/la qualiticien(ne) et le /la personne en charge des relations avec les usagers, est essentielle pour nous sentir légitimes et à l’aise face à des experts visiteurs. L’expérience est positive lorsque les interlocuteurs font preuve de pédagogie."
Présentation de l'Association "Les Diabétiques de Corse" (AFD 20)
« Les diabétiques de Corse », une association née de l’engagement de ses deux fondatrices pour la cause du diabète
L'association « Les diabétiques de Corse » (AFD 20) a été fondée le 4 octobre 2012 par Madame Rose-Marie PASQUALAGGI et Madame Nathalie PAOLETTI. Diagnostiquées diabétiques insulino-dépendantes, les deux fondatrices se sont d’abord associées pour créer un espace de parole pour échanger sur toutes les problématiques liées au diabète.
Aux termes d’un travail remarquable de neuf années, Rose-Marie et Nathalie, associées à leurs adhérents et à la Fédération Française des Diabétiques – que l’AFD 20 a rejoint en 2014, ont réussi à asseoir la légitimité de l’association auprès des institutionnels corses, des professionnels de santé mais aussi du grand public.
Aujourd’hui l’association est sollicitée pour toutes les manifestations liées au diabète et son expertise est reconnue par l’ensemble des acteurs du territoire.
Marie-Laure MARQUELET, récemment élue Présidente de l’association en mai 2021, nous a rappelé les raisons d’être de l’association et les principales manifestations à venir.
Informer, Accompagner, Soutenir et Défendre - les raisons d’être de l’association
Informer – Faire connaître la réalité du diabète en Corse et lutter contre les stéréotypes
Le diabète est une maladie dont le nom regroupe en lui-même plusieurs maladies : le diabète de type 1, maladie auto-immune et le diabète de type 2 qui relève d’un dysfonctionnement du pancréas qu’on peut anticiper, voire résorber avec une bonne hygiène de vie.
« Pour certains, le diabète ne concerne que les personnes âgées ou en surpoids mais à l’association, on a à cœur de lutter contre les clichés et les amalgames » déclare Madame MARQUELET.
Aussi pour participer de la bonne information sur le sujet, l’association met en place et anime deux évènements forts dans l’année :
- La semaine nationale de la prévention du diabète, organisée d’ordinaire en juin mais reportée à fin septembre 2021 du fait de la crise sanitaire
- Le salon du diabète dans le cadre de la journée mondiale du diabète le 14 novembre de chaque année
Lors de ces évènements, c’est l’occasion pour les membres de l’association de faire de la prévention et d’informer la population sur les réalités du diabète. Mais le travail va plus loin car, au-delà d’une prévention et d’une information proposées à l’occasion des salons, l’AFD 20 a obtenu en septembre 2020 l’agrément de l’Académie de Corse pour intervenir dans les écoles. « Pour nous, c’est l’opportunité d’éduquer les enfants dès le plus jeune âge : bien manger ce n’est pas qu'un slogan publicitaire et le sport n'est pas qu'une activité de loisir. »
Pour les membres de l’association, c’est aussi l’opportunité de faire le lien entre les parents d’enfants diabétiques et les professeurs et le personnel scolaire pour former aux gestes et au matériel du diabète de type 1. « On vient de plus en plus dans les écoles pour rassurer le corps enseignant. Dans le primaire, il n’y a pas d’infirmerie et on demande beaucoup aux professeurs des écoles. Souvent les parents sont sur-sollicités pour venir doser la pompe de leurs enfants. Pour certains d’entre eux, ils sont obligés de modifier leur rythme de travail ».
Accompagner et mettre en relation – faire du lien entre les familles et diabétiques
Comme le rappelle la Présidente de l’AFD 20, une centaine d’enfants en Corse sont diabétiques de type 1. Les parents sont souvent désœuvrés par rapport à la maladie et l’une des missions de l’AFD 20 est de pouvoir les mettre en relation avec d’autres parents issus du même contexte sociale.
« En Corse, on a une vraie difficulté d’accès aux soins. Quand votre enfant est diagnostiqué diabétique de type 1, il est envoyé sur le continent. C’est un vrai coût organisationnel [la famille doit s'absenter, prévoir l’absence au niveau de l’employeur etc.] mais aussi un coût financier. Même si aujourd’hui on aide pour la prise en charge du billet d'avion, l’hébergement reste à la charge de la famille. ».
Aussi l’association essaie de mettre en œuvre des moyens d’accompagner au mieux les diabétiques et leur entourage à faire face à toutes les difficultés engendrées par la maladie. « On a à cœur de s'adresser à tout le monde, diabétique de type 1, de type 2, prédiabétique, parents, entourage etc. » rappelle Marie-Laure MARQUELET.
Soutenir les diabétiques et leurs familles dans leur quotidien
« Il y a douze mille diabétiques en Corse, mais les gens n’osent pas dire qu’ils sont diabétiques. Certains sont gênés car pour eux, ils renvoient une image de mauvaise hygiène de vie. Ce qui n’est pourtant pas forcément le cas » déclare Marie-Laure MARQUELET. Or, en plus de lutter contre les stéréotypes par son action d’information, l’association déploie un panel d’activités à destination de ses membres pour les soutenir dans leur quotidien.
Ainsi l’AFD 20 organise très régulièrement des ateliers culinaires, des « cafés diabète », des activités physiques ou encore des actions autour des Droits des patients.
Défendre les droits des diabétiques et de leurs familles
Du fait de la persistance des clichés et de la méconnaissance de la maladie, un certain nombre d’interdictions injustifiées entache le quotidien des personnes diabétiques et de leur famille. Que ce soit les difficultés pour obtenir un permis de conduire ou un crédit auprès d’une banque, l’interdiction de certains métiers, l’Association lutte pour défendre et faire valoir les droits des diabétiques au sein de la société.
La recherche, un axe de travail de l’AFD 20
En Corse, le diabète de type 1 a le taux d’incidence le plus élevé de France au niveau régional. Les membres de l’association souhaiteraient comprendre ce constat sur le territoire « On aimerait s'engager sur la question et lancer une enquête. On se doit d'alerter sur ce fait et tenter de comprendre pourquoi il existe de telles disparités régionales. » propose Madame MARQUELET.
Dynamiser l’adhésion, l’un des défis de l’association
L’association souhaiterait pouvoir recruter de nouveaux adhérents et bénévoles dans ses rangs. Pour la Présidente, l’objectif est de pouvoir compter sur plus de mains et de compétences pour mieux mailler le territoire. Le relief montagneux de la Corse rendant les déplacements plus difficiles, une répartition plus homogène des bénévoles sur tout le territoire permettrait de palier à ces difficultés Pour la Présidente, augmenter le nombre d’adhérents et bénévoles au sein de l’association c’est aussi générer plus d’idées et plus de poids auprès de la Fédération Nationale pour faire remonter les revendications de la Corse.
Vous souhaitez en savoir plus ?
N’hésitez pas à contacter l’Association :
- lesdiabetiquesdecorse.com
- adc2a2b@gmail.com
- 06 13 90 78 37
Présentation du Pôle Surdité de Corse : assistance des personnes sourdes et ou malentendantes et accessibilité et promotion de la langue des signes française
Le Pôle Surdité de Corse, fondé le 6 juin 2019, agit tant au niveau national en lien avec d'autres associations (la Fédération Nationale des sourds de France) que régional pour l'information, la formation et la défense des personnes en situation de handicap auditif.
Il a vocation à favoriser l'accessibilité du public sourd à tous les domaines de la vie quotidienne. Il agit en développant les services professionnels, sociaux, éducatifs et médicaux.
Une de ses priorités est également de sensibiliser le grand public et les décisionnaires. Pour ce faire, il est important de parler de ce handicap méconnu, des difficultés qu'il engendre au quotidien, cela afin de permettre un meilleur accueil et des interactions avisées.
L’objectif est de contribuer à la lutte contre les exclusions et l'isolement des personnes sourdes/malentendantes.
Il participe aux commissions d'accessibilité et aux différents travaux avec les collectivités locales. Il intègre aussi les instances nationales ou privées si nécessaire.
Le Pôle Surdité réalise des actions de communication auprès des acteurs de la vie sociale et des pouvoirs publics, notamment en apportant une information et une expertise sur les techniques d'aide à l’accessibilité dans les lieux publics tels que les traductions en ligne, ou encore le sous-titrage dans les médias.
Le Pôle Surdité favorise l'intégration des personnes sourdes/malentendantes dans la société, et notamment dans le milieu professionnel en proposant un accompagnement adapté.
Quelques mots de la présidente, Angélique Antonini, étudiante :
« Etant moi-même, enfant, sourde dans une famille entendante, j’ai dû faire face aux difficultés et j’ai dû me battre, afin d’être intégrée dans la société ; afin de jouirdles mêmes droits et mêmes chances. Chaque jour est un combat pour nous, les Sourds. Nous sommes les « oubliés », les exclus de cette société.
Dès qu’un événement a lieu, nous savons très bien que le manque d’interprètes dans la région nous empêchera d’y participer Depuis des années, je me bats, pour nou,s les Sourds et c’est ainsi que m’est venue l’idée de créer cette association."
L'équipe du Pôle Surdité de Crose :
- Vanessa Martin, aide-soignante et trésorière de l'association (actuelle) :
- Maguy Coti, aide-soignante au Centre Hospitalier d'Ajaccio "La Miséricorde", représentante et membre fondateur de l'association.
- Joséphine Casalta, aide médico-psychologique dans un établissement spécialisé et secrétaire de l'association.
- https://www.polesurditedecorse.com
- 04 20 00 19 32
- 06 11 25 08 72
- polesurditedecorse@outlook.fr
- Facebook : polesurditedecorse
Le radon : quels risques pour votre santé ?
En Corse, selon une évaluation faite par Santé publique France en 2006, le radon serait responsable chaque année de 33 à 43 décès par cancer du poumon, un chiffre comparable à celui des décès sur la route.
Inodore, incolore, mais nocif pour la santé, le radon est un gaz radioactif naturel, émanant des sols granitiques. Il serait responsable chaque année en Corse de 33 à 43 décès par cancer du poumon. De plus, le radon est un facteur qui amplifie fortement le risque de cancer du poumon chez les fumeurs.
Origine du radon
Le radon est un gaz radioactif naturel inodore, incolore et inerte, présent partout dans les sols mais plus fortement dans les sous-sols granitiques et volcaniques. Ce gaz s’accumule dans les espaces clos, notamment dans les bâtiments.
Il a été reconnu cancérigène pulmonaire certain pour l’homme, depuis 1987, par le centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale pour la santé (OMS).
En France, il constitue la principale source d’exposition aux rayonnements ionisants et le second facteur de risque de cancer du poumon après le tabagisme.
Le radon provient du sous-sol, mais on le trouve partout, dans l’air et dans l’eau. La concentration en radon dans l’air est variable d’un lieu à l’autre.
Dans l’air extérieur, le radon se dilue rapidement et sa concentration moyenne reste généralement faible.
Dans des lieux confinés tels que les grottes, les mines souterraines mais aussi les bâtiments, et les habitations, il peut s’accumuler dans l’air et atteindre des concentrations élevées, engendrant un risque pour la santé.
En Corse, le contexte géologique, en particulier son sous-sol granitique explique la présence du radon. Elle est une des régions les plus touchées en France, avec le Massif central et la Bretagne.
Quels sont les risques pour la santé ?
L’inhalation de particules de radon peut endommager les cellules des voies respiratoires.
Le nombre annuel de décès par cancer du poumon dû à l’exposition domestique au radon est estimé entre 1 200 et 2 900 en France (source Autorité de Sureté Nucléaire 2017)
En Corse, selon une évaluation faite par Santé publique France en 2006, le radon serait responsable chaque année de 33 à 43 décès par cancer du poumon, un chiffre comparable à celui des décès sur la route.
Le risque de cancer du poumon lié au radon augmente avec :
- la concentration du radon : plus une personne est exposée à une concentration élevée de radon, plus son risque de cancer augmente ;
- la durée de l’exposition au radon : le risque de cancer augmente pour une personne qui est exposée au radon pendant plusieurs dizaines d’années ;
- le tabagisme : les fumeurs exposés au radon ont plus de risques d’avoir un cancer du poumon que les non-fumeurs.
Informations supplémentaires sur le site de l'Agence régionale de santé Corse




