Pollutions, alimentation, alcool et tabac : les Français attendent de l’Etat des mesures de protection, selon une enquête exclusive de France Assos Santé
France Assos Santé publie une enquête intitulée « Les Français et les enjeux de santé liés à leur environnement de vie ». Les résultats ont été remis le jeudi 8 février à Catherine Vautrin, la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités. Pollutions, alimentation, alcool et tabac : les Français attendent de l’Etat des mesures de protection.
France Assos Santé salue la nomination de Frédéric Valletoux comme ministre délégué chargé de la santé et de la prévention, se félicitant tout particulièrement du retour de la prévention dans l’intitulé des attributions de l’ancien président de la Fédération hospitalière de France. Il s’agit en effet d’un des enjeux majeurs pour les prochaines années. La hausse constante du nombre de personnes atteintes de maladie chronique – 35 % de la population a recours à des soins liés à une pathologie chronique –, et donc du coût de leur prise en charge, exige un changement de paradigme, qui passe notamment par la mise en place d’outils qui leur permettent de faire des choix éclairés et de mesures réglementaires à même de créer un cadre protecteur pour notre environnement de vie. Et ça tombe bien, nos concitoyens plébiscitent ces mesures.
C’est ce qui ressort de notre enquête, réalisée en partenariat avec l’institut Harris Interactive, sur Les Français et les enjeux de santé liés à leur environnement de vie, terme générique regroupant les pollutions (particules fines, pesticides, perturbateurs endocriniens, microplastiques, etc.), l’alimentation et l’alcool et le tabac. Remis hier, en avant-première, à Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, à l’occasion d’un rendez-vous avec France Assos Santé, les résultats témoignent d’une forte préoccupation des personnes interrogées (84 %) vis-à-vis de ces trois secteurs investigués, l’attention la plus forte allant à l’alimentation (88 %).
Si les Français se sentent exposés à plusieurs types de risques, depuis la pollution de l’air jusqu’au contenu de leur assiette et aux substances toxiques dans les produits ménagers, ils se déclarent dans le même temps démunis pour s’en protéger, déplorant des difficultés d’accès à une information fiable et/ou un défaut de transparence – comment identifier la présence de pesticides dans un plat, son degré de transformation, etc.
Mais au-delà d’exprimer un besoin d’information, qui se traduit par l’adoption du Nutri-Score dans leurs habitudes d’achat, les Français vont plus loin et déplorent le défaut d’action des pouvoirs publics en la matière : ils demandent des mesures plus volontaristes et encadrantes, telles qu’un Nutri-Score obligatoire (88 %) ou l’interdiction de la publicité pour l’alcool (77 %). Et ils sont même ouverts à des mesures financières, comme une taxe sur les produits trop sucrés ou une mesure qui empêcherait de vendre de l’alcool à bas prix, à l’instar du prix minimum par unité d’alcool.
Le message est donc sans équivoque : la prévention n’est pas négociable, elle s’impose comme une priorité de santé publique. Et une prévention efficace, de l’avis même des Français, induit l’instauration de mesures à même de créer un environnement de vie protecteur.
Pour France Assos Santé, cette enquête doit servir de base à une politique résolument axée sur l’augmentation de l’information et le renforcement de la réglementation, contre la « malbouffe », pour lutter contre les méfaits de l’alcool, l’usage des pesticides, etc.
La santé ne se résume pas à une ordonnance ou des actes de soins, elle passe d’abord par des mesures qui vont dans le sens d’une meilleure protection et, in fine, d’une meilleure santé. France Assos Santé est prête à travailler avec les ministères concernés, et leurs services, désormais au complet, au développement d’une vraie politique du « prendre soin » et, donc, de la santé.
Projection-débat autour de la fin de vie, jeudi 11 avril à Ajaccio
France Assos Santé Corse a le plaisir de vous convier à une projection-débat autour de la fin de vie, jeudi 11 avril à l’hôtel Campo Dell’Oro à Ajaccio.
Cette rencontre sera l’occasion de partager nos réflexions et interrogations lors d’un échange ouvert et bienveillant.
Au programme de cette soirée :
- 18h00 : Accueil
- 18h30 : Projection documentaire
- 19h40 : Débat en présence de l'équipe de soins palliatifs, de réanimation, le comité éthique du Centre Hospitalier d'Ajaccio, l'ADMD...
- 20h45 : Cocktail de clôture
Entrée gratuite !
À très bientôt !
L’équipe France Assos Santé Corse

Doublement des franchises médicales au 31 mars
Malgré la contestation des associations d’usagers, des soignants, des mutuelles et même de l’Assurance maladie, dont le Conseil a voté contre ce projet de décret, le doublement des franchises entrera en vigueur le 31 mars. Le décret portant cette mesure est paru le 18 février dernier au Journal Officiel.
La seule concession du gouvernement est donc le maintien du plafond annuel de 50€, pour selon lui, « préserver » les personnes en ALD (Affection Longue Durée), qui accusent déjà les plus gros restes à charge. Si le maintien du plafond permet de circonscrire le reste à charge, il n’en reste pas moins que celui-ci augmentera pour l’ensemble des usagers, et particulièrement pour les personnes malades.
En détail, ce qui est prévu :
Les franchises médicales passeront :
- de 50 cts à 1€ par boite de médicaments et acte d’auxiliaire médical, dans la limite d’un plafond journalier passant de 2 à 4€ ;
- de 2 à 4€ pour les transports sanitaires avec un plafond journalier passant de 4 à 8€.
L’ensemble des franchises resteront limitées à 50€ par an.
Un second décret, concernant cette fois les participations forfaitaires sur les consultations, dont le montant est aujourd’hui de 1€ également dans la limite de 50€ par an (soit 50€ pour les franchises + 50€ pour les participations = 100€ annuels), est paru et prévoit que l’Union Nationale des Caisses d’Assurance maladie (UNCAM) devra fixer un montant compris « entre 2 et 3€ » dans la limite de 25 participations forfaitaires. Ainsi le plafond annuel pourra être compris entre 50€, si l’UNCAM fixe ces participations à 2€, et 75€ si celle-ci détermine un montant de 3€.
Si, vraisemblablement, l’UNCAM devrait fixer un montant de 2€, permettant de maintenir un plafond annuel de 50€, le levier pour enclencher de futures augmentations est bel et bien déjà en place !
Pour rappel, certaines catégories de personnes sont exonérées de ces franchises et participations, notamment les mineurs, femmes enceintes à partir du 6ème mois de grossesse, bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire et de l’AME (Aide Médicale d’Etat).
France Assos Santé dénonce cette pente glissante qui vise à faire payer de plus en plus les usagers : après la baisse du remboursement des soins dentaires, la hausse des franchises et participations, la baisse du remboursement des transports individuels, c’est maintenant la menace d’une remise en cause de la prise en charge des personnes en Affection de Longue Durée qui plane.
Ces mesures ne sont pas sans conséquences sur les tarifs des complémentaires santé qui explosent et impactent particulièrement celles et ceux qui ne peuvent bénéficier des contrats collectifs des entreprises, soit les personnes âgées qui de fait paient les cotisations les plus élevées. Elles viennent aussi aggraver l’accès aux soins pour les personnes malades et /ou aux revenus situés au seuil de pauvreté, qui ne peuvent accéder à la Complémentaire Santé Solidaire dont les plafonds restent inférieurs, y compris pour le contrat soumis à cotisation !
France Assos Santé appelle donc à resserrer le levier qui consiste à faire payer les usagers, pour se concentrer sur les mesures qui permettront une réelle efficience et pertinence des soins et des parcours ainsi qu’à la mise en place d’une politique bien plus stricte en matière de règlementation et de taxation des produits néfastes pour la santé, ce qui permettrait de financer de façon plus importante la prise en charge d’actions de prévention et de promotion de la santé, source d’économies substantielles et durables.
Agenda : événements à venir
Jeudi 11 avril : Conférence débat sur la fin de vie
- 18h00
- Hôtel Campo Dell'Oro
- Ajaccio
Vendredi 31 mai : Assemblée régionale de France Assos Santé à Bastia
Formations
Vendredi 5 avril : Défendre les droits des usagers - les recours en santé
Je recueille des plaintes et doléances des patients et de leurs familles. Je connais le fondement juridique de leurs demandes, mais comment savoir quelle orientation choisir : CCI, tribunaux, Conseils de l’ordre, Commission des usagers, Défenseur des droits, autres médiations ?
- Présentiel
- durée de la formation : 1 jour
Objectifs pédagogiques
- Cerner l'approche de la plainte et la demande de l'usager
- Savoir distinguer les différents types de plaintes selon leur objet
- Identifier les différentes procédures possibles selon l’objet de la plainte
- Connaitre les avantages et les inconvénients des différentes procédures, selon l’intérêt du plaignant et celui des usagers
Ce dont nous parlerons
- L’approche juridique de la plainte
- Les dispositifs (les instances) de prise en charge des plaintes des usagers
- La gestion des plaintes relatives au fonctionnement des établissements
- Les recours en vue de la réparation du préjudice du patient : les plaintes à objet indemnitaire
- Que faire pour obtenir une sanction disciplinaire à l’encontre d'un professionnel ?
- Eclairer le choix de l’usager : intérêts et limites des dispositifs
Public cible
Acteur associatif, représentant(e) des usagers, membre d'une association adhérente de France Assos Santé.
Pré-requis
Avoir de préférence suivi la formation « Défendre les droits des usagers » et "RU en Commission des usagers".
Intervenants
Juriste écoutant de la ligne Santé Info Droits.
Méthodes pédagogiques
Alternance d’apport théorique et pratique : mises en situation, études de cas, exercices individuels et collectifs.
Jeudi 27 juin : Améliorer la qualité de l'alimentation en établissement de santé
Je suis représentant(e) des usagers dans un établissement de santé. L’alimentation fait partie intégrante des soins, et encore plus pour les hospitalisations longues. La dénutrition peut faire des ravages ! Comment faire de ce sujet un élément de la qualité de vie du patient et non un sujet de service hôtelier, en allant au-delà de la question des coûts ?
- Présentiel ou à distance
- Durée : 1 jour
Objectifs pédagogiques
- Avoir des repères pour que l'alimentation fasse partie intégrante du soin en établissement de santé
- Comprendre les différents problèmes liés à l’alimentation en établissement, et leurs conséquences pour l’usager
- En identifier les leviers d'améliorations possibles
- Avoir des repères pour agir au sein du Comité de liaison alimentation nutrition (CLAN) et de la Commission des usagers : de même qu'en tant qu'acteur associatif dans un établissement de santé
Ce dont nous parlerons
En fonction des besoins exprimés par le groupe :
- Les retours des usagers concernant le repas
- La dénutrition et les enjeux médicaux de l’alimentation
- L’alimentation : soin ou prestation hôtelière ?
- Les acteurs et l’organisation de la prise en charge alimentaire au sein d’un établissement
- Le CLAN : missions et contributions
- Les leviers d’amélioration de la qualité nutritionnelle : au sein de la Commission des usagers, au sein du CLAN
- La sensibilisation des personnels
Public cible
Représentant(e) des usagers en Commission des usagers ou en Comité de liaison alimentation nutrition (CLAN) et membre d'une association adhérente de France Assos Santé.
Distanciel : ordinateur + webcam + connexion internet.
Intervenants
Formateur expert du réseau France Assos Santé.
Méthodes pédagogiques
Alternance d’apport théorique et pratique : mises en situation, études de cas, exercices individuels et collectifs.
Zoom Asso : Association France spondyloarthrites
L’Association France Spondyloarthrites (AFS) est une association de malades administrée par des malades et leur famille, pour des malades, leur famille et leurs proches partout en France.
L’AFS est une association à but non lucratif (loi 1901), elle est agréée par le ministère de la santé N2021RN0049. Elle fait partie de France Asso Santé, de l’ASIF (Axial Spondyloarthritis International Fédération) et est impliquée dans plusieurs collectifs, dans le but de vous informer sur la spondy avec des articles et informations vérifiées.
Si votre recherche d’informations porte sur les rhumatismes inflammatoires chroniques « RIC », vous êtes en partie au bon endroit, mais d’autres pathologies et d’autres associations de patients sont impliquées dans ces affections telles que les MICI (la maladie de Crohn et la Recto-colite hémorragique), la polyarthrite rhumatoïde, entre autres.
L’AFS accueille les spondylarthrites (près de 300 000 personnes en France), leur famille et amis puis oriente systématiquement les autres malades vers les associations desquelles ils relèvent du fait de leur maladie, telle qu’elle a été diagnostiquée. C’est pour nous une question de respect et d’éthique. Cela est notre charte et constitue un engagement que nous souhaiterions voir partager par tous les acteurs associatifs.
Ne restez plus seul. Rejoignez-nous ! « Savoir pour agir…agir ensemble »

Délégation Corse (20)
Nouveau
Assurée par : Marie-Ange Casalta Henry
Permanences téléphoniques : Les mercredis de 16 h à 18 h.
Tel : 06 10 05 96 62
mail : afs.coordinationcorse@gmail.com
Relais Centre Corse
Assuré par : Mélissa Ceccarini
Permanences téléphoniques : Le mardi et jeudi matin de 10 h à 12 h.
Tel : 06 46 02 59 08
mail : afs.relaiscentrecorse@gmail.com
Zoom Asso : Bibliothèque Sonore de Bastia pour la Corse (BS)
La Bibliothèque Sonore de Bastia pour la Corse (BS) a pour objectif de permettre aux scolaires et à toutes personnes présentant des difficultés à la lecture (troubles «DYS», handicap visuel, moteur ou cognitif, d'avoir accès à plus de 10.000 ouvrages audios en CD et numérique avec mise à disposition gratuite, envoyés à domicile ou par téléchargement à partir de notre plateforme nationale.
Notre but est de permettre l’accès à la connaissance et de rompre l'isolement. Les livres et revues sont enregistrés en voix humaine par des Donneurs de Voix bénévoles.
Nous recherchons des bénévoles quelques heures par semaine, pour animer, gérer et ou enregistrer des livres audio.
N’hésitez pas à nous contacter via facebook : bibliothèque sonore
Par téléphone : 04 95 32 43 44

Fiche de poste
BÉNÉVOLE ASSOCIATION BIBLIOTHÈQUE SONORE – H/F
La Bibliothèque Sonore de Bastia pour la Corse appartient aux Bibliothèques sonores de France association Loi 1901 et a pour objectif de permettre aux personnes empêchées de lire, déficients visuels, personnes en situation de handicap visuel, moteur ou cognitif (troubles « DYS ») d’avoir accès à la lecture. Mieux nous faire connaître auprès de ces personnes est leur permettre de rompre l’isolement gratuitement. Nous mettons gratuitement à la disposition des personnes empêchées de lire des livres et revues enregistrées sur supports numériques et envoyés à domicile en franchise postale ou par téléchargement à partir de notre plateforme nationale. Les livres et revues sont enregistrées en voix humaine par des Donneurs de Voix bénévoles.
En tant que bénévole, vos missions seront :
- Accueillir, informer et conseiller le public
- Participer à l’élaboration et l’organisation d’actions et d’évènements et à la gestion de la bibliothèque.
- Participer au développement des réseaux sociaux de la Bibliothèque sonore de la Corse
- Dynamiser le site local et virtuel
- Initier des projets pour permettre aux différents publics personnes handicapées, de sortir de leur environnement quotidien et de créer du lien social intergénérationnel
- Participer au développement de la Bibliothèque sonore de la Corse
Votre profil :
- Vous avez le sens du contact et aimez travailler en équipe
- Vous êtes sensibilisé au sujet du handicap
- Vous avez le goût de la lecture
- Vous avez le sens de l’organisation
- Vous avez une connaissance de base des outils informatiques
Modalités :
- Temps de travail hebdomadaire : une demi-journée ou plus
- Horaires : 14 h - 17 h
- Démarrage : à partir du 01/01/2024
- Lieu : Bastia, quartier Saint-Antoine
Pour plus d’informations :
- Catherine Larroque Gambotti : 06 28 30 06 33
- bastia@orange.fr






