L’Observatoire 2023 de Santé Info Droits est arrivé !

L’Observatoire 2023 de France Assos Santé sur les droits des malades est disponible.

Au sommaire, un record battu en termes de sollicitations de sa ligne d’information Santé Info Droits, avec près de 10 500 demandes, du jamais vu, et un focus sur l’accès aux soins pour tous, partout, un droit en péril. Une parution qui tombe à point nommé, en plein débat autour du PLFSS 2025 et ses promesses d’économies aux dépens des patients.  

Celles et ceux qui attendent chaque automne sa livraison auront la surprise de découvrir la nouvelle présentation de l’Observatoire de France Assos Santé sur les droits des malades pour l’année 2023, aussi appelé rapport annuel de Santé Info Droits, la ligne d’information juridique et sociale de l’union. Vingt-huit pages contre 78 d’ordinaire, ne pas en déduire que les droits des usagers du système de la santé ont connu une année faste en 2023. C’est même le contraire puisque Santé Info Droits n’a jamais reçu autant de sollicitations, avec un total inédit de 10 499 demandes, dont 7 921 appels et 2 578 courriels – un nombre en hausse de 67 % par rapport à l’année 2022.

Les « attendus » y sont, à savoir les chiffres de la fréquentation du service, du temps d’écoute moyen, toujours aux alentours de 17 mn, mais aussi le « palmarès » des sollicitations par pathologie, utile pour le réseau associatif de France Assos Santé.

En 2023, la page « Covid » semble s’être tournée, avec le retour des préoccupations plus habituelles. Sur le podium, les inquiétudes en matière de droits des malades dans leur recours au système de santé restent le premier sujet abordé (44,8 %) devant les questions en lien avec le travail et les revenus de remplacement, en cas d’arrêt maladie et d’invalidité. Rien de surprenant, donc, à ce que le focus se fasse l’écho, pour 2023, des difficultés croissantes des appelants, personnes malades ou non, à accéder à un médecin généraliste, pivot essentiel pourtant du parcours de soins dit « coordonné », conditionnant le remboursement de certaines consultations de spécialistes à une prescription médicale du médecin traitant. Anomalie qui ne constitue qu’un des multiples obstacles auxquels peuvent se heurter les usagers de la santé pour accéder à des soins, si l’on ajoute le lieu de résidence ou le handicap, deux facteurs potentiellement discriminants. Sans parler des dépassements d’honoraires qui s’étendent, pénalisant les personnes les plus précaires, voire les excluant.

Les témoignages rapportés attestent parfois du peu de cas fait au droit fondamental à la protection de la santé, dénonce l’observatoire, alors même que le PFLSS 2025 prévoit de les écorner un peu plus encore, en entérinant notamment une nouvelle hausse des restes à charge.

A la rubrique Interview, Florence Navattoni, la coordinatrice adjointe de Santé Info Droits, analyse les données saillantes et les tendances qui se dégagent. L’occasion de rappeler la place de la ligne : à la fois courroie de transmission entre le terrain et l’équipe plaidoyer de France Assos Santé et collectif de 15 juristes et avocats formés à l’écoute, et à même d’informer, conseiller, et orienter toute personne confrontée à un problème d’ordre juridique ou social en lien avec la santé. Gratuite, cette ligne offre ce privilège de moins en moins répandu de mettre les appelants en relation avec de « vraies personnes », formées à l’écoute et aptes à les informer et les conseiller. « Il n’y a pas de répondeur téléphonique, il n’y a pas de voix invitant à taper le 1, le 2, etc., et pas davantage d’intelligence artificielle », précise Florence Navattoni, dans l’entretien. C’est suffisamment rare, et précieux, pour être raconté. C’est l’objet du reportage qui braque les projecteurs sur les écoutants. Si cette immersion permet de mesurer leur disponibilité et leur expertise, elle met également en lumière la diversité des sollicitations et des situations. Au-delà des problématiques et des chiffres, il y a des personnes, avec leur environnement, leur histoire et leurs difficultés souvent singulières. Une dimension humaine qui rend cet observatoire 2023 plus vivant, en conformité avec un service grâce auquel, déclare Florence Navattoni, « aucun appel ni courriel ne reste sans réponse ».

La ligne téléphonique Santé Info Droits est accessible tous les après-midis : les lundis, mercredis et vendredis, de 14h à 18h, et les mardis et jeudis, de 14h à 20h, au 01.53.62.40.30, au tarif d’une communication normale.

Il est également possible de poser ses questions par email via ce formulaire.


Conférence sur les droits liés à la fin de vie - Le 14 novembre à L'Île-Rousse

France Assos Santé Corse, en partenariat avec la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé de Balagne, organise jeudi 14 novembre 2024 à L'Île-Rousse une conférence sur les droits liés à la fin de vie.

Un documentaire puis un échange entre professionnels du territoire, associations, ainsi que des témoignages amèneront à répondre à la question :

Quel accompagnement aujourd’hui en Balagne ?

 

Intervenants :

  • Dr Dominique Simeoni - Médecin généraliste, diplômée en soins palliatifs, MSP Ile-Rousse.
  • Dr Monique Paolini - Équipe mobile inter établissements de Haute-Corse.
  • Dr Paul Venturini - Médecin gériatre, CH Corte Tattone, membre du comité éthique PACA Corse.
  • Dr Daniel Nicolas - Praticien hospitalier en soins palliatifs, CH Ajaccio, et membre du comité éthique PACA Corse.
  • Dr Thierry Lupetti - Praticien hospitalier, service de médecine, CH Calvi.
  • Christelle Felix - Coordinatrice, France Assos Santé Corse.

 

Entrée gratuite !

Pour vous inscrire, cliquez juste ici.

 

À très bientôt !

L’équipe France Assos Santé Corse


Formation : RU, en avant ! Les 5 et 6 décembre 2024 à Ajaccio

RU, en avant ! 5 et 6 décembre 2024 à Ajaccio.

J’ai été récemment nommé(e) représentant(e) des usagers (RU) dans les instances de démocratie en santé, à l’hôpital ou sur le territoire. Je cherche à améliorer la vie des usagers, à faire respecter leurs droits. J’ai besoin de repères sur le système de santé et de conseils pratiques pour exercer le mandat que mon association m’a confié. J’aimerais aussi pouvoir échanger avec d’autres RU pour mieux se connaitre et travailler ensemble.

  • Mixte.
  • Durée de la formation : 2 jours et une séance en distanciel (durée 2 h).

 

Objectifs pédagogiques :

  • Comprendre le système de santé et ses enjeux pour agir en faveur des usagers.
  • Identifier les principales composantes du mandat de représentation dans les différentes instances.
  • Savoir élaborer et défendre des positions d’usagers dans une approche transversale.
  • Mobiliser les outils et ressources du RU pour agir collectivement.

 

Ce dont nous parlerons :

  • Principes et droits défendus par les RU.
  • Organisation et enjeux du système de santé.
  • Instances de la représentation des usagers, focus sur les missions du RU en commission des usagers.
  • Outils et ressources pour agir en faveur des usagers.
  • Compétences clés du RU : la connaissance en action.
  • Ethique en santé et représentation des usagers.

 

Public cible :

Représentant(e) des usagers siégeant pour un premier mandat dans les instances hospitalières ou de santé publique.

 

Pré-requis :

Présentiel : aucun.

Distanciel : ordinateur + webcam + connexion internet.

 

Intervenants : 

Formateur expert du réseau France Assos Santé et représentant de la délégation régionale de France Assos Santé.

 

Inscription sur notre site corse.france-assos-sante.org. Vous pouvez également contacter directement la délégation :

06 24 51 46 91 / corse@france-assos-sante.org

 


Retour sur la formation "Projets des usagers" le 27 septembre dernier

Retour en arrière : comment réalise-t-on un projet des usagers. La réponse lors de la formation « projet des usagers » le 27 septembre dernier.

Sous l’œil attentif de bénévoles associatifs et de représentants des usagers, Jean, formateur du réseau France Assos Santé, déroulait le contenu de la formation en abordant contexte réglementaire, définition, démarche, méthode, outils, évaluation, mais aussi articulation avec la commission des usagers, les associations, et les usagers bien sûr.

Le projet des usagers peut par exemple exprimer les attentes et propositions des usagers au regard de la politique d’accueil, de la qualité et de la sécurité de la prise en charge ou encore du respect des droits des usagers.

Il doit contenir diverses parties et être construit en respectant des critères de faisabilité, en lien avec différents documents propres à l’établissement et en respectant une dynamique collaborative.

Au total, une journée riche d’enseignements, mais aussi de questionnements et l’intention pour certains participants de mettre en application avec la collaboration et l’aide précieuse des qualiticiens.

 

 

 

Témoignages

 

"Cette formation m’a apportée des outils précieux et une compréhension approfondie de mon rôle en tant que RU , renforçant mon engagement.  Cela me permettra d’oeuvrer avec les autres RU pour une meilleure prise en compte des besoins des usagers."

Maguy

 

"Des informations sur ce qu'est le projet des usagers, comment il se construit, avec qui, la place des RU. A côté des apports théoriques, les échanges RU/RU et RU/formateur ont été riches et nombreux."

Babeth

 

"Participer à une formation préparée par France Assos Santé, c’est consentir à s’ouvrir sur un domaine qui nous semble bien souvent lointain pour ne pas dire inconnu. C’est accepter in fine d’approfondir, voir faire évoluer ses modestes connaissances pour permettre à tout un chacun, d’être un témoin sincère, mieux un acteur du système actuel de santé."

Francis


Zoom Asso : Associu Fida Honestum (ASH)

Notre force réside dans le collectif, mais aussi dans les actions que nous menons. Depuis nos débuts en octobre 2022, notre synergie nous permet d'agir beaucoup plus efficacement, et c'est pourquoi nous avons décidé de créer l'ASSOCIU SFIDA HONESTUM (Association Défi Vertueux). Dans tout ce que nous entreprenons, nous avons pour objectif d'accompagner, de conseiller à travers des actions sport santé en direction de tous les publics. Et particulièrement les publics vulnérables, notamment les personnes atteintes de "Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin - MICI". Ce sont plus de 1600 personnes en Corse en 2021 qui ont été prises en charge pour une MICI (Réf. Assurance Maladie ameli.fr). Moi-même touché par cette maladie, nous avons avec mon équipe mis en place un réseau d’acteurs et partenaires pour une prise en charge de qualité. Que ce soit des conseils, des défis, des ateliers, des évènements ou des actions, notre volonté est d'aider ceux qui ont besoin de nous. 

Gilles TARNIER (Président ASH)

 

Nous proposons un programme d’activités avec un réseau d’acteurs sport, santé/bien-être toute l’année ; une conférence et des ateliers en novembre, ainsi qu'une newsletter trimestrielle.

Notre programme d’activités : https://www.a-sfida.org/blank-3

Adhésion annuelle de 50€ pour adhérer à l’association et participer au programme d’activités : https://www.a-sfida.org/bulletin-d-had%C3%A9sion

Photos : https://www.a-sfida.org/blank-1

Aussi : https://www.a-sfida.org/photos-vid%C3%A9os

Site internet : https://www.a-sfida.org 

associusfida20@gmail.com

 

U futuru hè fora di noi, ma a nostra vuluntà hè in noi !

 


Droits des usagers : nouvel arrêté désignant les personnes qualifiées en Corse

Au terme d'une période de promotion et de communication autour du dispositif de personnes qualifiées, 10 personnes ont été, à ce jour, désignées pour accompagner et défendre les droits des usagers du secteur social et médico-social par arrêté conjoint de la Préfecture de Corse, de l'ARS Corse et de la Collectivité de Corse.

Ces personnes seront accompagnées dans le cadre d’une première session de formation à l’initiative de l’ARS de Corse et en collaboration avec France Assos Santé.

Si vous êtes intéressé par ce dispositif, n’hésitez pas ; contactez l’ARS de Corse !

 


Témoignages : Quelles contraintes pour notre territoire ?

Témoignage : Anaïs, maman d’un petit Nicolas, aujourd’hui âgé de 9 ans, raconte les difficultés auxquelles elle et sa famille sont confrontées.

Nicolas, quelques mois après sa naissance, est hospitalisé et très rapidement, sa prise en charge nécessite un transfert médical à Marseille ; avec toutes les difficultés que les usagers corses connaissent en pareille situation, Anaïs parviendra à rejoindre son fils quelques heures plus tard puisqu’elle ne peut l’accompagner dans l’avion sanitaire.

Nicolas sera alors diagnostiqué diabétique type 1 et traité à Marseille. En effet, la pénurie de professionnels de la spécialité et en outre pédiatrique impose l’accès à un CHU.  À ce jour, le suivi de la pathologie nécessite toujours des déplacements récurrents à Marseille.

La famille ne peut que constater le chemin à parcourir pour que les jeunes insulaires bénéficient de soins et d’un suivi en Corse. Elle regrette que des consultations avancées soient insuffisamment organisées en Corse afin d’éviter des déplacements fatigants et anxiogènes.

Néanmoins, la Présidente de l’association des diabétiques de Corse, Rose Marie Pasqualaggi, tient à préciser que depuis peu, le centre Valicelli, établissement de Soins de Suites et Réadaptation (SSR), spécialisé dans la prise en charge des affections des systèmes digestif, métabolique et endocrinien, propose aux patients équipés de pompes à insuline, d’assurer leur suivi. Bien que les centres initiateurs pour la pose de ce même matériel restent Nice et Marseille, il s’agit malgré tout d’une avancée majeure.

Elle rajoute par ailleurs que 20 000 personnes sont affectées par cette maladie en Corse qui touche de plus en plus de jeunes. Ainsi, L’association des diabétiques de Corse se présente alors comme un véritable relai au service des patients, pour les accompagner, les défendre et les soutenir.

Contact : 

Association les Diabétiques de Corse – AFD20
Maison des Associations
1 rue Nicolas Peraldi
20090 AJACCIO

+33(0)6 13 90 78 37
adc2a2b@gmail.com

 

Les difficultés de parcours que connaissent les patients atteints de diabète reflètent celles de bon nombre d’usagers du système de santé, résidents en Corse.

 

Autre témoignage, celui d’un professionnel de santé, le Dr Jean-François Berdah, oncologue au centre hospitalier de Castellucio.

Pour rappel, la Corse-du-Sud compte 165 000 habitants (dont 100 000 dans le bassin Ajaccien). La population y est plutôt âgée :

  • 25% de plus de 65 ans / 20% sur le territoire national.
  • 15% de plus de 75 ans / 11% sur le territoire national.

21 000 personnes sont en Affection Longue Durée et l’on compte 900 nouveaux cas de cancers par an. Le cancer est la première cause de mortalité tous âges et sexes confondus.

Le territoire comporte un seul centre autorisé en oncologie médicale et radiothérapie externe.

Face à ces données en hausse, force est de constater que les actions de dépistage peinent à prendre toute leur place, et ce malgré les nombreuses campagnes de communication.

De surcroît, la pénurie de professionnels médicaux (généralistes – spécialistes) associée à des problématiques de matériel aggrave les difficultés d’accessibilité aux soins. A cela se surajoute la nécessité parfois de partir à Marseille ou Nice du fait des spécificités de prise en charge liées à certains cancers.

 

Alors quelles perspectives pour améliorer le diagnostic ?

Tout d’abord, le développement de la e-santé pourrait éviter des déplacements inutiles et limiter la recherche d’intervenants. D’autre part, il semble capital de renforcer les filières existantes afin d’intégrer les prises en charge dans des logiques de parcours de soins coordonnés. Ainsi, certaines complémentarités pourraient être créées avec des centres continentaux dans le cadre d’avis, de recherche de résultats biologiques complexes, d’intégration à des essais cliniques précoces. L’après-cancer mérite également une vigilance particulière et bien sûr la nécessité à chaque stade du parcours de la personne malade d’informer, expliquer et rassurer.

 


Comment l’outil « Mon espace santé » peut-il aider et sécuriser le diagnostic ?

Avec « Mon espace santé », le patient est plus que jamais acteur de sa santé.

Lancé en janvier 2022, ce nouveau service public permet à chacun de stocker et de partager ses données comme ses documents de santé en toute sécurité, pour être mieux soigné. Il permet également de partager en toute sécurité ses données de santé avec les professionnels et les établissements de santé ainsi qu’avec des services numériques en santé, référencés par l’Etat.

 

 

« Mon espace santé », c’est 4 fonctionnalités comme détaillées ci-dessus.

 

Pourquoi ?

Pour que chaque patient puisse avoir un carnet de santé numérique, sécurisé et dématérialisé. Le patient est alors acteur de sa santé.

Pour qui ?

Dès la naissance, tout le monde, quel que soit son régime d’assurance maladie peut bénéficier gratuitement de ce nouveau service : les salariés, les travailleurs indépendants, les étudiants, les agriculteurs, etc.

Il est donc important de l’alimenter que ce soit du côté des professionnels de santé, des patients / usagers afin de renseigner un maximum d’informations tels l’ajout d’une maladie ou d’un traitement, une allergie, une hospitalisation…

Les ambassadeurs « Mon espace santé

Ils représentent une communauté d’ambassadeurs volontaires qui mènent des actions sur tout le territoire afin de mieux faire connaître « Mon espace santé », mais aussi accompagner à son installation et utilisation.

Qui sont ces ambassadeurs ?

Ce sont des personnes bénévoles qui peuvent être issues du milieu associatif, de la médiation numérique, des acteurs publics ou privés, de collectivités, des acteurs de la santé, du social, du médico-social, des étudiants, des retraités ; toute personne souhaitant aider le citoyen à accéder à son espace de santé numérique.

 

 

Pour plus d’informations :

contact@corse-e-sante.fr

GRADEs corse-e-sante


Sortez de l’effet tunnel : gardez la vision large pour un diagnostic optimal !

PASQUAL est la structure régionale d’appui à la qualité des soins et la sécurité des patients de Paca et Corse. Il s’agit d’une structure indépendante et intégrée du GIP Innovation e-Santé Sud (Groupement Intérêt Public), également membre de la FORAP (Fédération des Organismes Régionaux et territoriaux pour l’Amélioration des Pratiques et organisations en santé) qui regroupe15 SRA.

PASQUAL fait également partie du RREVA (Réseau Régional de Vigilance et d’Appui).


Elle a été créée en décembre 2016 à la suite du décret n°2016-1606 du 25 novembre 2016 relatif à la déclaration des évènements indésirables graves associés à des soins (EIGS), qui rend obligatoire le signalement et l’analyse des EIGS pour tous professionnels.

Représentée par Madame Stella Mikaelian, chargée de mission qualité et sécurité, l’objectif de l’intervention était d’aborder les Evénements Indésirables Graves associés aux Soins à l’aide d’un cas concret.

 

Plusieurs enseignements :

Il est essentiel de reconnaître que « errare humanum est ». Cela sous-entend une culture positive de l’erreur où la déclaration est encouragée facilitant la mise en œuvre de plans d’action et la révision des pratiques.

D’autre part, il est indispensable de mettre en place des barrières de sécurité et des mesures correctrices.

 

Les EIGS, comment les déclarer ?

Dès la survenue d’un événement grave, il faut prendre des mesures immédiates :

  • Alerter les responsables concernés de la structure.
  • Mettre en oeuvre d’éventuelles mesures conservatoires concernant le patient ou d’autres patients.
  • Informer le patient et son entourage : L’ANNONCE DU DOMMAGE LIE AUX SOINS. Cela implique d’annoncer et reconnaître le retard de prise en charge en accompagnant la victime et ses proches grâce à un soutien médical attentif, voire psychologique si nécessaire.
  • Préparer le rendez-vous de l’annonce (quels sont les faits).
  • Réaliser l’annonce.
  • Suivre l’annonce.
  • Relever les premiers éléments de compréhension de l’évènement.
  • PROCÉDER À LA DÉCLARATION DE L’ÉVÉNEMENT en suivant l’organisation prévue par l’établissement. Portail de signalement: ▶https://signalement.social-sante.gouv.

La déclaration est effectuée via un formulaire qui comporte deux volets :

    • La description factuelle des premiers éléments de l’EIGS, sa gestion et les mesures conservatoires prises.
    • L’analyse approfondie de l’évènement, la compréhension des causes et le plan d’actions.

En conclusion, la mise en oeuvre d'une culture de sécurité basée sur l'apprentissage positif de l’erreur est fondamentale. Cela permet non seulement de reconnaître les erreurs lorsqu'elles surviennent, mais aussi de mettre en place des actions correctives pour garantir des soins de qualité et en toute sécurité.


Juste prescription et bon usage des médicaments

Claudine Gard, pharmacien praticien hospitalier – OMEDIT en Corse, accompagnée de Julie Bracchini, interne en pharmacie, abordait l’amélioration des pratiques liées aux produits de santé.

L’OMEDIT est une structure inter-régionale d’appui, d’évaluation et d’expertise scientifique indépendante, placée auprès des agences régionales de santé. Ses missions sont d’accompagner et de mettre en œuvre des démarches de qualité, de sécurité et d’efficience auprès des patients et des professionnels de santé. L’OMEDIT est également en charge de l’animation d’une politique coordonnée de bon usage des produits de santé et participe à la lutte contre la iatrogénie (les effets indésirables provoqués par les médicaments) évitable.

Une priorité de santé publique : préserver l’efficacité des antibiotiques en améliorant le bon usage.

La France se classe au 5ème rang des pays européens les plus consommateurs d’antibiotiques. Il existe un réel mésusage qui favorise l’apparition de bactéries résistantes. De plus, dans un contexte de fortes tensions en approvisionnement, il demeure nécessaire de les utiliser à bon escient.

  • Les régions PACA et Corse apparaissent comme les régions nationales les plus consommatrices. En Corse, ce sont 3 substances actives (amoxicilline, amoxicilline- acide clavulanique et azithromycine) qui sont à l'origine de la très forte progression des consommations observée.

 

 

L’ANSM , pour souligner l’importance de bien utiliser les antibiotiques, recommande aux  patients, parents, professionnels de santé :

  • Médicaments indispensables, tout autant que la nécessité d’un usage raisonné.
  • La surconsommation ou l’usage inapproprié des antibiotiques sont les causes principales du développement de l’antibiorésistance qui contribue à diminuer l’efficacité des antibiotiques.
  • La stratégie nationale de prévention des infections et de l'antibiorésistance prévoit notamment de diminuer de 25 % la consommation d'antibiotiques. Elle s'appuie sur deux piliers : la prévention des infections ; le bon usage des antibiotiques (le bon antibiotique, à la bonne personne, au bon moment).

 

 

Une approche 

Une seule santé : « ONE HEALTH »

 

                                     

 

La boîte à coucou

Le caisson pédagogique à ultraviolet est un caisson de formation à la technique de friction, lavage et désinfection des mains, pour des mains très propres !

A l'aide d’un témoin phosphorescent contenu dans un produit hydroalcoolique spécialement conçu, l'utilisateur visualise la qualité de la friction.